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France 24 et l'obsession marocaine : quand une partie de la presse française refuse de tourner la page 29


France 24 et l'obsession marocaine : quand une partie de la presse française refuse de tourner la page

Alors que Paris et Rabat viennent d'ouvrir un nouveau chapitre de leur relation, marqué par une volonté politique affichée de bâtir un partenariat stratégique exceptionnel, fondé sur la confiance mutuelle, certains médias français semblent dérangés par cette évolution, voire incapables de l'accepter. Au moment même où les gouvernements des deux pays multiplient les accords et affichent une convergence sans précédent - M. Sébastien Lecornu et M. Aziz Akhannouch présidant la haute commission bilatérale à Rabat - France 24 choisit de remettre sur la table l'affaire Pegasus, une affaire depuis longtemps oubliée, comme si rien n'avait changé, comme si les démentis, les clarifications et les engagements diplomatiques n'avaient jamais existé. Cette démarche interroge sur les raisons d'un tel positionnement. Le Maroc a toujours nié avec force avoir espionné la France ou des responsables français. L'entreprise israélienne NSO Group, créatrice du logiciel Pegasus, a également contesté les affirmations selon lesquelles le Maroc aurait disposé de cet outil pour les opérations qui lui étaient attribuées. Pourtant, pour France 24, les seules sources dignes de foi demeurent Mediapart et le consortium médiatique qui porta ces accusations. Aucune distance critique, aucune mise en perspective, aucun examen des contestations formulées depuis : une vérité médiatique semble avoir été gravée dans le marbre, indépendamment des faits ou de leur évolution. De surcroît, Sa Majesté le Roi Mohammed VI avait assuré le président Emmanuel Macron du caractère infondé de ces accusations. Dans une relation diplomatique, de telles garanties ne sont pas anodines : elles constituent le socle des amitiés et participent à la construction de la confiance entre deux États. Les ignorer revient à nier l'essence même de la diplomatie et peut être perçu comme quasiment insultant. Ce qui frappe davantage est le contraste entre l'importance historique des accords conclus lors de la visite du Premier ministre Sébastien Lecornu et leur quasi‑absence dans le traitement éditorial de France 24. Les quatorze accords signés en coopération économique, sécuritaire, énergétique, gestion de l'eau, culturelle et autres semblent reléguées au second plan. Les déclarations chaleureuses des deux chefs de gouvernement, les perspectives ouvertes par ce rapprochement, les intérêts stratégiques communs : tout cela paraît secondaire face à la volonté de ressusciter une polémique vieille de plusieurs années. Bravo, France 24. Ce choix éditorial n'est pas neutre. Il traduit une vision du Maroc qui, chez une partie de la gauche médiatique française ; largement dominante au sein de France 24 ; demeure prisonnière de vieux réflexes idéologiques. Pour cette mouvance, la monarchie est systématiquement associée à l'autoritarisme, à l'injustice ou à la dictature. Toute réussite institutionnelle, sociale ou économique du Royaume est accueillie avec suspicion, tandis que ses progrès sont minimisés ou passés sous silence. Il est pourtant surprenant de ne pas souligner le niveau des échanges entre les deux pays, qui a atteint 15 milliards d'euros, ou, à titre d'exemple, le soutien du Maroc à la France dans la lutte contre le terrorisme, l'affaire du Bataclan n'est pas si loin. Pour France 24, rien n'a d'importance face à une affaire farfelue inventée de toutes pièces, sans aucune preuve. Le paradoxe est saisissant. Ceux qui donnent des leçons de démocratie oublient souvent les zones d'ombre de leur propre histoire. La Révolution française est glorifiée sans toujours rappeler les milliers de victimes de la Terreur qui s'en est suivie. L'Empire napoléonien est célébré malgré les guerres dévastatrices qu'il a provoquées. Quant à la colonisation, ses crimes ont longtemps été relativisés, y compris par les courants politiques qui se présentent aujourd'hui comme les gardiens de la morale universelle. Dans ces conditions, il est légitime de s'interroger : pourquoi une telle insistance à raviver une affaire contestée au moment précis où les relations franco‑marocaines connaissent un réchauffement spectaculaire ? Pourquoi passer sous silence ce qui rapproche pour privilégier systématiquement ce qui divise ? À force de privilégier les procès d'intention au détriment de l'analyse, certains médias finissent par perdre leur crédibilité. L'information laisse alors place au militantisme, et le journalisme se transforme en instrument d'un combat idéologique, des fois aussi en instrument de chantage...Faut-il l’oublier ? France 24 est financée par le contribuable français et porte, à l'international, la voix de la France. À ce titre, on pourrait attendre d'elle un traitement équilibré, rigoureux et respectueux de la complexité des relations entre deux pays liés par l'histoire, la géographie et des intérêts communs majeurs. Lorsque l'actualité essentielle est occultée au profit d'accusations anciennes, fallacieuses et contestées, il devient difficile de ne pas y voir davantage qu'un simple choix éditorial. Cela nourrit le sentiment qu'une partie de la presse française refuse d'admettre que le Royaume du Maroc est aujourd'hui un partenaire souverain, influent et incontournable, avec lequel la France a choisi de bâtir une relation renouvelée et exceptionnelle, baignant dans un climat de confiance, de sentiment partagé et de respect mutuel ; n'en déplaise à France 24. À vouloir constamment jeter le doute sur cette dynamique, certains médias dont celui-là, donnent l'impression de poursuivre un objectif qui dépasse l'information. Ils risquent surtout de se marginaliser face à une réalité diplomatique qui, elle, avance sans eux. De ce côté-ci de la mer méditerranée, on dit bien que la caravane passe... Et on y croit fermement.

France 24 et l'obsession marocaine : quand une partie de la presse française refuse de tourner la page

Alors que Paris et Rabat viennent d'ouvrir un nouveau chapitre de leur relation, marqué par une volonté politique affichée de bâtir un partenariat stratégique exceptionnel, fondé sur la confiance mutuelle, certains médias français semblent dérangés par cette évolution, voire incapables de l'accepter. Au moment même où les gouvernements des deux pays multiplient les accords et affichent une convergence sans précédent - M. Sébastien Lecornu et M. Aziz Akhannouch présidant la haute commission bilatérale à Rabat - France 24 choisit de remettre sur la table l'affaire Pegasus, une affaire depuis longtemps oubliée, comme si rien n'avait changé, comme si les démentis, les clarifications et les engagements diplomatiques n'avaient jamais existé. Cette démarche interroge sur les raisons d'un tel positionnement. Le Maroc a toujours nié avoir espionné la France ou des responsables français. L'entreprise israélienne NSO Group, créatrice du logiciel Pegasus, a également contesté les affirmations selon lesquelles le Maroc aurait disposé de cet outil pour les opérations qui lui étaient attribuées. Pourtant, pour France 24, les seules sources dignes de foi demeurent Mediapart et le consortium médiatique qui porta ces accusations. Aucune distance critique, aucune mise en perspective, aucun examen des contestations formulées depuis : une vérité médiatique semble avoir été gravée dans le marbre, indépendamment des faits ou de leur évolution. De surcroît, Sa Majesté le Roi Mohammed VI avait assuré le président Emmanuel Macron du caractère infondé de ces accusations. Dans une relation diplomatique, de telles garanties ne sont pas anodines : elles constituent le socle des amitiés et participent à la construction de la confiance entre deux États. Les ignorer revient à nier l'essence même de la diplomatie et peut être perçu comme quasiment insultant. Ce qui frappe davantage est le contraste entre l'importance historique des accords conclus lors de la visite du Premier ministre Sébastien Lecornu et leur quasi‑absence dans le traitement éditorial de France 24. Les coopérations économiques, sécuritaires, énergétiques et culturelles semblent reléguées au second plan. Les déclarations chaleureuses des deux chefs de gouvernement, les perspectives ouvertes par ce rapprochement, les intérêts stratégiques communs : tout cela paraît secondaire face à la volonté de ressusciter une polémique vieille de plusieurs années. Bravo, France 24. Ce choix éditorial n'est pas neutre. Il traduit une vision du Maroc qui, chez une partie de la gauche médiatique française ; largement dominante au sein de France 24 ; demeure prisonnière de vieux réflexes idéologiques. Pour cette mouvance, la monarchie est systématiquement associée à l'autoritarisme, à l'injustice ou à la dictature. Toute réussite institutionnelle, sociale ou économique du Royaume est accueillie avec suspicion, tandis que ses progrès sont minimisés ou passés sous silence. Il est pourtant surprenant de ne pas souligner le niveau des échanges entre les deux pays, qui a atteint 15 milliards d'euros, ou, à titre d'exemple, le soutien du Maroc à la France dans la lutte contre le terrorisme, l'affaire du Bataclan n'est pas si loin. Pour France 24, rien n'a d'importance face à une affaire farfelue inventée de toutes pièces, sans aucune preuve. Le paradoxe est saisissant. Ceux qui donnent des leçons de démocratie oublient souvent les zones d'ombre de leur propre histoire. La Révolution française est glorifiée sans toujours rappeler les milliers de victimes de la Terreur qui s'en est suivie. L'Empire napoléonien est célébré malgré les guerres dévastatrices qu'il a provoquées. Quant à la colonisation, ses crimes ont longtemps été relativisés, y compris par les courants politiques qui se présentent aujourd'hui comme les gardiens de la morale universelle. Dans ces conditions, il est légitime de s'interroger : pourquoi une telle insistance à raviver une affaire contestée au moment précis où les relations franco‑marocaines connaissent un réchauffement spectaculaire ? Pourquoi passer sous silence ce qui rapproche pour privilégier systématiquement ce qui divise ? À force de privilégier les procès d'intention au détriment de l'analyse, certains médias finissent par perdre leur crédibilité. L'information laisse alors place au militantisme, et le journalisme se transforme en instrument d'un combat idéologique, des fois aussi en instrument de chantage...Faut-il l’oublier ? France 24 est financée par le contribuable français et porte, à l'international, la voix de la France. À ce titre, on pourrait attendre d'elle un traitement équilibré, rigoureux et respectueux de la complexité des relations entre deux pays liés par l'histoire, la géographie et des intérêts communs majeurs. Lorsque l'actualité essentielle est occultée au profit d'accusations anciennes, fallacieuses et contestées, il devient difficile de ne pas y voir davantage qu'un simple choix éditorial. Cela nourrit le sentiment qu'une partie de la presse française refuse d'admettre que le Royaume du Maroc est aujourd'hui un partenaire souverain, influent et incontournable, avec lequel la France a choisi de bâtir une relation renouvelée et exceptionnelle, baignant dans un climat de confiance, de sentiment partagé et de respect mutuel ; n'en déplaise à France 24. À vouloir constamment jeter le doute sur cette dynamique, certains médias dont celui-là, donnent l'impression de poursuivre un objectif qui dépasse l'information. Ils risquent surtout de se marginaliser face à une réalité diplomatique qui, elle, avance sans eux. De ce côté-ci de la mer méditerranée, on dit bien que la caravane passe... Et on y croit fermement.

France 24 et l'obsession marocaine : quand une partie de la presse française refuse de tourner la page

Alors que Paris et Rabat viennent d'ouvrir un nouveau chapitre de leur relation, marqué par une volonté politique affichée de bâtir un partenariat stratégique exceptionnel, fondé sur la confiance mutuelle, certains médias français semblent dérangés par cette évolution, voire incapables de l'accepter. Au moment même où les gouvernements des deux pays multiplient les accords et affichent une convergence sans précédent; M. Lecornu et M. Akhannouch présidant la haute commission bilatérale à Rabat; France 24 choisit de remettre sur la table l'affaire Pegasus, une affaire depuis longtemps oubliée, comme si rien n'avait changé, comme si les démentis, les clarifications et les engagements diplomatiques n'avaient jamais existé. Cette démarche interroge sur les raisons d'un tel positionnement. Le Maroc a toujours nié avoir espionné la France ou des responsables français. L'entreprise israélienne NSO Group, créatrice du logiciel Pegasus, a également contesté les affirmations selon lesquelles le Maroc aurait disposé de cet outil pour les opérations qui lui étaient attribuées. Pourtant, pour France 24, les seules sources dignes de foi demeurent Mediapart et le consortium médiatique qui porta ces accusations. Aucune distance critique, aucune mise en perspective, aucun examen des contestations formulées depuis : une vérité médiatique semble avoir été gravée dans le marbre, indépendamment des faits ou de leur évolution. De surcroît, Sa Majesté le Roi Mohammed VI avait assuré le président Emmanuel Macron du caractère infondé de ces accusations. Dans une relation diplomatique, de telles garanties ne sont pas anodines : elles constituent le socle des amitiés et participent à la construction de la confiance entre deux États. Les ignorer revient à nier l'essence même de la diplomatie et peut être perçu comme quasiment insultant. Ce qui frappe davantage est le contraste entre l'importance historique des accords conclus lors de la visite du Premier ministre Lecornu et leur quasi‑absence dans le traitement éditorial de France 24. Les coopérations économiques, sécuritaires, énergétiques et culturelles semblent reléguées au second plan. Les déclarations chaleureuses des deux chefs de gouvernement, les perspectives ouvertes par ce rapprochement, les intérêts stratégiques communs : tout cela paraît secondaire face à la volonté de ressusciter une polémique vieille de plusieurs années. Bravo, France 24. Ce choix éditorial n'est pas neutre. Il traduit une vision du Maroc qui, chez une partie de la gauche médiatique française; largement dominante au sein de France 24; demeure prisonnière de vieux réflexes idéologiques. Pour cette mouvance, la monarchie est systématiquement associée à l'autoritarisme, à l'injustice ou à la dictature. Toute réussite institutionnelle, sociale ou économique du Royaume est accueillie avec suspicion, tandis que ses progrès sont minimisés ou passés sous silence. Il est pourtant surprenant de ne pas souligner le niveau des échanges entre les deux pays, qui a atteint 15 milliards d'euros, ou, à titre d'exemple, le soutien du Maroc à la France dans la lutte contre le terrorisme, l'affaire du Bataclan n'est pas si loin. Pour France 24, rien n'a d'importance face à une affaire farfelue inventée de toutes pièces, sans aucune preuve. Le paradoxe est saisissant. Ceux qui donnent des leçons de démocratie oublient souvent les zones d'ombre de leur propre histoire. La Révolution française est glorifiée sans toujours rappeler les milliers de victimes de la Terreur qui s'en est suivie. L'Empire napoléonien est célébré malgré les guerres dévastatrices qu'il a provoquées. Quant à la colonisation, ses crimes ont longtemps été relativisés, y compris par les courants politiques qui se présentent aujourd'hui comme les gardiens de la morale universelle. Dans ces conditions, il est légitime de s'interroger : pourquoi une telle insistance à raviver une affaire contestée au moment précis où les relations franco‑marocaines connaissent un réchauffement spectaculaire ? Pourquoi passer sous silence ce qui rapproche pour privilégier systématiquement ce qui divise ? À force de privilégier les procès d'intention au détriment de l'analyse, certains médias finissent par perdre leur crédibilité. L'information laisse alors place au militantisme, et le journalisme se transforme en instrument d'un combat idéologique, des fois aussi en instrument de chantage...Faut il l'oublier? France 24 est financée par le contribuable français et porte, à l'international, la voix de la France. À ce titre, on pourrait attendre d'elle un traitement équilibré, rigoureux et respectueux de la complexité des relations entre deux pays liés par l'histoire, la géographie et des intérêts communs majeurs. Lorsque l'actualité essentielle est occultée au profit d'accusations anciennes, fallacieuses et contestées, il devient difficile de ne pas y voir davantage qu'un simple choix éditorial. Cela nourrit le sentiment qu'une partie de la presse française refuse d'admettre que le Royaume du Maroc est aujourd'hui un partenaire souverain, influent et incontournable, avec lequel la France a choisi de bâtir une relation renouvelée et exceptionnelle, baignant dans un climat de confiance, de sentiment partagé et de respect mutuel; n'en déplaise à France 24. À vouloir constamment jeter le doute sur cette dynamique, certains médias dont celui là, donnent l'impression de poursuivre un objectif qui dépasse l'information. Ils risquent surtout de se marginaliser face à une réalité diplomatique qui, elle, avance sans eux. De ce côté ci de la mer méditerranée , on dit bien que la caravane passe... Et on y croit fermement.

France 24 et l'obsession marocaine : quand une partie de la presse française refuse de tourner la page

Alors que Paris et Rabat viennent d'ouvrir un nouveau chapitre de leur relation, marqué par une volonté politique affichée de bâtir un partenariat stratégique exceptionnel, fondé sur la confiance mutuelle, certains médias français semblent dérangés par cette évolution, voire incapables de l'accepter. Au moment même où les gouvernements des deux pays multiplient les accords et affichent une convergence sans précédent; M. Lecornu et M. Akhannouch présidant la haute commission bilatérale à Rabat; France 24 choisit de remettre sur la table l'affaire Pegasus, une affaire depuis longtemps oubliée, comme si rien n'avait changé, comme si les démentis, les clarifications et les engagements diplomatiques n'avaient jamais existé. Cette démarche interroge sur les raisons d'un tel positionnement. Le Maroc a toujours nié avoir espionné la France ou des responsables français. L'entreprise israélienne NSO Group, créatrice du logiciel Pegasus, a également contesté les affirmations selon lesquelles le Maroc aurait disposé de cet outil pour les opérations qui lui étaient attribuées. Pourtant, pour France 24, les seules sources dignes de foi demeurent Mediapart et le consortium médiatique qui porta ces accusations. Aucune distance critique, aucune mise en perspective, aucun examen des contestations formulées depuis : une vérité médiatique semble avoir été gravée dans le marbre, indépendamment des faits ou de leur évolution. De surcroît, Sa Majesté le Roi Mohammed VI avait assuré le président Emmanuel Macron du caractère infondé de ces accusations. Dans une relation diplomatique, de telles garanties ne sont pas anodines : elles constituent le socle des amitiés et participent à la construction de la confiance entre deux États. Les ignorer revient à nier l'essence même de la diplomatie et peut être perçu comme quasiment insultant. Ce qui frappe davantage est le contraste entre l'importance historique des accords conclus lors de la visite du Premier ministre Lecornu et leur quasi‑absence dans le traitement éditorial de France 24. Les coopérations économiques, sécuritaires, énergétiques et culturelles semblent reléguées au second plan. Les déclarations chaleureuses des deux chefs de gouvernement, les perspectives ouvertes par ce rapprochement, les intérêts stratégiques communs : tout cela paraît secondaire face à la volonté de ressusciter une polémique vieille de plusieurs années. Bravo, France 24. Ce choix éditorial n'est pas neutre. Il traduit une vision du Maroc qui, chez une partie de la gauche médiatique française; largement dominante au sein de France 24; demeure prisonnière de vieux réflexes idéologiques. Pour cette mouvance, la monarchie est systématiquement associée à l'autoritarisme, à l'injustice ou à la dictature. Toute réussite institutionnelle, sociale ou économique du Royaume est accueillie avec suspicion, tandis que ses progrès sont minimisés ou passés sous silence. Il est pourtant surprenant de ne pas souligner le niveau des échanges entre les deux pays, qui a atteint 15 milliards d'euros, ou, à titre d'exemple, le soutien du Maroc à la France dans la lutte contre le terrorisme, l'affaire du Bataclan n'est pas si loin. Pour France 24, rien n'a d'importance face à une affaire farfelue inventée de toutes pièces, sans aucune preuve. Le paradoxe est saisissant. Ceux qui donnent des leçons de démocratie oublient souvent les zones d'ombre de leur propre histoire. La Révolution française est glorifiée sans toujours rappeler les milliers de victimes de la Terreur qui s'en est suivie. L'Empire napoléonien est célébré malgré les guerres dévastatrices qu'il a provoquées. Quant à la colonisation, ses crimes ont longtemps été relativisés, y compris par les courants politiques qui se présentent aujourd'hui comme les gardiens de la morale universelle. Dans ces conditions, il est légitime de s'interroger : pourquoi une telle insistance à raviver une affaire contestée au moment précis où les relations franco‑marocaines connaissent un réchauffement spectaculaire ? Pourquoi passer sous silence ce qui rapproche pour privilégier systématiquement ce qui divise ? À force de privilégier les procès d'intention au détriment de l'analyse, certains médias finissent par perdre leur crédibilité. L'information laisse alors place au militantisme, et le journalisme se transforme en instrument d'un combat idéologique, des fois aussi en instrument de chantage...Faut il l'oublier? France 24 est financée par le contribuable français et porte, à l'international, la voix de la France. À ce titre, on pourrait attendre d'elle un traitement équilibré, rigoureux et respectueux de la complexité des relations entre deux pays liés par l'histoire, la géographie et des intérêts communs majeurs. Lorsque l'actualité essentielle est occultée au profit d'accusations anciennes, fallacieuses et contestées, il devient difficile de ne pas y voir davantage qu'un simple choix éditorial. Cela nourrit le sentiment qu'une partie de la presse française refuse d'admettre que le Royaume du Maroc est aujourd'hui un partenaire souverain, influent et incontournable, avec lequel la France a choisi de bâtir une relation renouvelée et exceptionnelle, baignant dans un climat de confiance, de sentiment partagé et de respect mutuel; n'en déplaise à France 24. À vouloir constamment jeter le doute sur cette dynamique, certains médias dont celui là, donnent l'impression de poursuivre un objectif qui dépasse l'information. Ils risquent surtout de se marginaliser face à une réalité diplomatique qui, elle, avance sans eux. De ce côté ci de la mer méditerranée , on dit bien que la caravane passe... Et on y croit fermement.