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CAN2025: Pourquoi le Maroc devrait remporter son quart devant le Cameroun... 1397

Le quart de finale de la Coupe d'Afrique des Nations 2025 entre le Maroc et le Cameroun, programmé pour le 9 janvier 2026 au Stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, s'annonce comme le choc le plus brûlant des quarts. Une rencontre au gout de la revanche d'une autre CAN, celle de 1988. Mais nous sommes en 2025 et beaucoup d'eau a coulé sous les ponts depuis. Pays hôte invaincu, les Lions de l'Atlas affichent une maîtrise totale avec 7 buts marqués pour seulement 1 encaissé sur penalty en quatre matchs, surpassant les Lions Indomptables et leurs 6 buts pour 3 encaissés. Cette supériorité chiffrée, portée par l'étincelle de Brahim Díaz, l'indomptabilité d'El Kaabi, un milieu récupérateur à toute épreuve, une défense rugueuse et l'avantage du public, positionne le Maroc comme grand favori d'un duel technicotactique intense. Même s'il n'est pas jugé impeccable par certains, le parcours du Maroc l'a été au plan de l'efficacité malgré la perte des deux pièces maitresses que sont Saiss et plus encore, du meneur de jeu Azzedine Ounahi. Les Lions de l'Atlas ont survolé le Groupe A avec 7 points : une victoire 2-0 clinique contre les Comores, un festival offensif 3-0 face à la Zambie et un nul que l'on peut comprendre stratégique 1-1 devant le Mali, prouvant une polyvalence rare. En huitièmes, un 1-0 maîtrisé contre la Tanzanie a confirmé leur solidité, avec zéro but encaissé lors de trois de leurs quatre sorties. Cette défense de fer, menée par un trio Yassine Bounou, Nayef Aguerd et Mazraoui, soulagé par unEl Aynaoui infatigable, n'a cédé qu'une fois sur penalty face au Mali. Au total, une différence de buts de +6 qui évoque la discipline d'une équipe en quête de sacre continental à domicile. Et encore Hakimi ne faisait que revenir lors de la dernière rencontre disputée. Cette fois ci pour les quarts, ils auront en face un Cameroun solide mais vulnérable par ailleurs par la jeunesse de l'équipe et le caractère décousu sur de nombreuses phases de jeu, lors de leurs prestations jusqu'ici. Cependant leur marge de progression est énorme et la métamorphose et montée en gamme, peut justement se produire là en quart de finale. Les Lions Indomptables ont arraché la première place du Groupe F avec également 7 points: un 1-0 précieux contre le Gabon, un 1-1 accroché face à la Côte d'Ivoire et un 2-1 laborieux devant le Mozambique. Les deux buts encaissés en poules ont déjà alerté sur les défaillances défensives du collectif. Leur qualification en quarts avec 2-1 contre l'Afrique du Sud en huitièmes, a révélé du caractère, mais aussi des failles : trois buts concédés en tout, dont un sur erreur individuelle face aux Bafana Bafana. Moins tranchants devant avec seulement 6 buts, ils dépendent d'un réalisme opportuniste, loin de la fluidité marocaine. Le Maroc lui profite d'un Brahim Díaz, maestro en pleine lumière. Il vit sans doute son âge d'or en CAN : 4 buts en 4 matchs, un record historique pour un Marocain en une phase finale de CAN, dont le bijou à la 64e contre la Tanzanie. Il répond clairement à son entraineur de club qui semble ne pas savoir comment profiter de son génie. Premier Lion à claquer un but par match consécutif, le Madrilène excelle dans les espaces réduits, avec Ayoub El Kaabi (3 buts) en lieutenant fidèle et tranchant. Face à une défense camerounaise solide avec André Onana impérial mais hésitant des fois, cette menace individuelle, même de petite taille : 4 tirs cadrés par match en moyenne, pourrait faire basculer un scénario verrouillé, comme lors des huitièmes où ses appels ont déstabilisé les Taïfa Stars. La maîtrise technique globale et la domination du ballon penchent aussi du côté du Maroc qui écrase les statistiques collectives : 2 184 passes réussies, un record absolu, 89% de précision et 71% de possession contre la Tanzanie, un océan de contrôle. Achraf Hakimi, de retour en trombe avec une passe décisive, va surement animer un couloir droit infernal, tandis qu'El Khanouss qui prend à peine ses marques, dicte le tempo au milieu malgré l'absence d'Azzedine Ounahi. A l'inverse, le Cameroun végète à 77% de précision et 43% de possession moyenne, luttant en transitions rapides. Cette asymétrie technique promet un siège prolongé des Lions de l'Atlas sur la surface adverse. Avec un Amrabet en sentinelle pour s'occuper de Anguissa et le tour est joué. D'autres faits et atouts sont également en faveur des Lions de l'Atlas: les facteurs psychologiques et historiques peuvent être décisifs. Hôtes euphoriques, les Marocains surfent sur 23 matchs invaincus et un public en fusion à Rabat, où l'ambiance rappellera la Coupe du Monde 2022. L'historique global sourit au Cameroun avec 6 victoires, 5 nuls, 2 défaites en 13 duels, intouchable en CAN avec 2 victoires et 1 nuls, mais les deux dernières confrontations penchent pour le Maroc : un 1-0 en qualifications de la CAN 2019 et un 4-0 humiliant au CHAN 2020. Il s'agit donc ici d'un bras de fer générationnel sans doute, mais la fraîcheur marocaine avec moins de minutes jouées et l'adaptation parfaite au condition climatique, l'emportent sur l'expérience des Lions Indomptables. Ces éléments conjugués forgent un scénario idéal pour un Maroc conquérant en quête d'une seconde étoile qui se décidera là au sifflet final, au complexe Moulay Abdallah, vendredi aux environs de 22 heures. Si une élimination surprise reste toujours possible dans une compétition aussi serrée que la CAN, le Maroc possède aujourd’hui les signaux statistiques les plus forts pour l’emporter : ✔ Meilleure production offensive globale ✔ Une seule équipe encaissée contre deux pour le Cameroun ✔ Maîtrise collective du ballon et du rythme ✔ Deux buteurs en pleine forme (Díaz et El Kaabi) ✔ L’avantage du terrain et du soutien populaire Ces éléments forment une base objective pour plaider en faveur d’un succès marocain dans ce quart de finale.
Aziz Daouda Aziz Daouda

Aziz Daouda

Directeur Technique et du Développement de la Confédération Africaine d'Athlétisme. Passionné du Maroc, passionné d'Afrique. Concerné par ce qui se passe, formulant mon point de vue quand j'en ai un. Humaniste, j'essaye de l'être, humain je veux l'être. Mon histoire est intimement liée à l'athlétisme marocain et mondial. J'ai eu le privilège de participer à la gloire de mon pays .


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Football: When Passion Kills the Game in Impunity and Tolerance.. 448

Football (Soccer for Americans) is first and foremost a matter of emotions. By its very essence, it is an open-air theater where human passions play out in their rawest, most primal form. It generates joy, anger, pride, humiliation, and a sense of belonging. From the stands of Camp Nou to those of the Diego Armando Maradona Stadium, through the fervor of the Mohamed V sport Complex in Casablanca, the vibrant enclosures of Stade Léopold Sédar Senghor in Dakar, or even the Parc des Princes in Paris, the Vélodrome In Marseille, and the Bernabeu In Madrid, football transcends the mere framework of the game to become a total social phenomenon. But this emotional intensity, which makes football's beauty, also constitutes its danger. For without rigorous regulation, it quickly tips into excess, then into violence. Today, it must be acknowledged that the rules exist, but they are too often circumvented, stripped of their substance, or applied with disconcerting leniency. On the pitches as in the stands, excesses are multiplying: insults toward referees, provocations between players, systematic challenges, physical violence, projectile throwing, pitch invasions, xenophobic remarks, racist offenses. What was once the exception is tending to become a tolerated norm. Astonishingly, we are starting to get used to it. Recent examples are telling. In Spain, in stadiums renowned for their football culture, racist chants continue to be belted out without shame, targeting players like Vinícius Júnior. Most recently, it was the Muslim community that was insulted. And yet, Spain's current football prodigy is Muslim. An overheated crowd that has doubtless forgotten it wasn't so long ago that it was Muslim itself. Among those chanting these remarks, and without a doubt, some still carry the genes of that recent past... In Dakar, just a few days ago, clashes escalated, turning a sports celebration into a scene of chaos. In Italy, incidents involving supporters who invaded the pitch, during a friendly match, no less, endangered players and officials, recalling the dark hours of European hooliganism in the 1980s. These episodes are not isolated; they reflect a worrying normalization of violence in and around stadiums. Even at the highest level of African football, behavioral excesses are becoming problematic. The 2025 Africa Cup of Nations final left a bitter taste. What should have been a moment of celebration for continental football was marred by behaviors contrary to sporting ethics. Pressures on refereeing, excessive challenges, and game interruptions have become commonplace. When a coach manipulates a match's rhythm to influence a refereeing decision, it is no longer strategy but a challenge to the very foundations of the sport. Despite international outrage, the sanctions imposed on teams, clubs, or players involved remain often symbolic, insufficient to eradicate these behaviors. A very surprising phenomenon: rarely have clubs or federations clearly distanced themselves from such crowds. They accommodate them, and when they condemn them, it is half-heartedly, in a muffled, timid tone with no effect. The problem is twofold. On one hand, disciplinary regulations exist but lack firmness. On the other, their application suffers from a lack of consistency and political courage. Bodies like FIFA, continental confederations, and national federations hesitate to impose truly dissuasive sanctions such as point deductions, prolonged closed-door matches, competition exclusions, or even administrative relegations. Yet without fear of sanction, the rule loses all effectiveness. It suffices to compare with other sports to measure the gap. In rugby, for example, respect for the referee is a cardinal value. The slightest challenge is immediately sanctioned. In athletics, a false start leads to immediate disqualification, no discussion. Football, meanwhile, still tolerates too many behaviors that should be unacceptable. This permissiveness has a cost. It undermines football's image, discourages some families from attending stadiums, and endangers the safety of the game's actors. More gravely, it paves the way for future tragedies. History has already taught us, through catastrophes like the Heysel Stadium disaster, that violence in stadiums can have tragic consequences. It is therefore urgent to react. Regulating football does not mean killing its soul, but rather preserving it. It is not about extinguishing passions, but channeling them. This requires strong measures, exemplary sanctions against offending clubs and players, accountability for national federations, increased use of technology to identify troublemakers, and above all, a clear political will from national and international governing bodies. Football cannot continue to be this "market of emotion" left to its own devices. For by tolerating the intolerable, it risks losing what makes its greatness and its ability to unite rather than divide. If FIFA does not decide to act firmly, the danger is real: that of seeing football sink into a spiral where violence triumphs over the game, and where, one day, tragedies exceed the mere framework of sport. The long-awaited decision of the Court of Arbitration for Sport (CAS) in the 2025 AFCON final case should confirm rigor and integrity in the application of rules, at least at this level, thereby strengthening the credibility of the pan-African competition and football in general.