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Football marocain : entre passion et violence, l’heure du choix décisif... 2032

La violence dans les stades marocains n'est plus un épiphénomène. Chaque saison, les affrontements entre supporters, les dégradations d’infrastructures et, parfois, des drames humains rappellent que les joutes de football, censées être une fête populaire, tournent trop souvent en champ de bataille. La violence est physique, mais pas seulement. Les chants des "supporters" peuvent également être d'une violence inouïe envers les supporters adverses et de plus en plus souvent aussi envers les institutions. Le phénomène est en constante aggravation. Les comportements dangereux, bien que trop peu nombreux, du KACM et ceux de Dkheira, récemment promus en Botola, ou encore les faits perpétrés à Mansouria l'an passé, pour ne citer que quelques exemples, montrent combien la tendance est à la généralisation, même là où l'enjeu n'est pas important. La préoccupation dépasse désormais la simple gestion ponctuelle d'incidents divers : elle exige une prise de position ferme, morale, institutionnelle et médiatique pour restaurer un climat sain et sécurisé. Les incidents relevés en marge des manifestations de ce qui est désormais appelé Génération Z, montrent combien la frontière entre la violence dans les stades et dans la rue est plus que poreuse. Il s'agit des mêmes comportements d'une jeunesse désemparée, sensible aux discours nihilistes ambiants et certainement parfaitement bien manipulable. La jonction est facile. Les adeptes de la violence n'ont aucun mal à passer à l'acte, munis de slogans creux, pensant porter la bonne parole. Les clubs et la Fédération ne sont aucunement responsables dans cette situation alarmante, mais leur silence est lourd et peut engendrer des conséquences fâcheuses pour l'ensemble du pays, hors football. Les clubs de football marocains, ainsi que la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF), occupent une place centrale dans le système sportif, culturel et économique national, mais leur posture peut sembler ambiguë. Leur rôle n'est pas uniquement d'organiser des rencontres et des matchs; il s'étend bien au delà des enceintes sportives. Malgré les condamnations officielles des violences, une relation parfois tacite et passive persiste entre certains groupes radicaux de supporters et les clubs souvent impuissants, peut être inconscients de la profondeur de la problématique. Ils en deviennent souvent victimes. Leur rôle d'encadrements des fans étant loin de ce qu'il est supposé être. La ferveur spectaculaire qui remplit les stades et captive les médias certes, nourrit hélas également un engrenage de violence difficilement contrôlable. Des études montrent que les supporters violents sont souvent des jeunes issus de milieux socio-économiques modestes, principalement âgés de 18 à 34 ans. Beaucoup n'ont d'exutoire que le stade et d'identité que celle du club qu'ils supportent. Ils crée à chaque occasion une atmosphère où la passion se mêle dangereusement à la transgression. Pour une lutte crédible contre ce type de violence, une rupture claire est nécessaire : le football marocain doit se désolidariser totalement des groupes violents, en refusant tout chantage symbolique ou organisationnel. La persistance d’une complicité indirecte compromet les efforts déployés et retarde la mise en place d’une véritable politique contre Achaghab. Force est de relever aussi le rôle ambivalent des médias en particulier quand ils, jouent un rôle ambivalent. Ils couvrent abondamment les manifestations "spectaculaires" dans les tribunes: fumigènes, craquages, tifos gigantesques, chorégraphies pyrotechniques, souvent présentées comme des preuves de passion et de créativité, alors que certains de ces aspects sont interdits par les lois nationales et les règlements de la FIFA. Derrière des mises en scène festives peut se cacher une réalité beaucoup plus sombre, où violence et affrontements sont inhérents à ces pratiques. Cette glorification médiatique contribue involontairement à renforcer une "culture" devenue néfaste. Une couverture responsable devrait privilégier la valorisation du jeu, des initiatives éducatives, citoyennes, et des efforts des joueurs et entraîneurs plutôt que la mise en avant d’une spirale de violence. Ce changement d’angle médiatique est indispensable pour déconstruire le mythe que la violence appartient intrinsèquement au football, Ce n'est point vrai. Les exemples ne manquent pas. Il s'agit donc de déconstruire le mythe de la passion violente. Nombreux sont ceux qui justifient la violence dans les stades comme étant le revers inévitable de la ferveur populaire. Ce fatalisme est trompeur et dangereux. De grands championnats, à travers des politiques strictes et des investissements dans la sécurité et l’éducation sportive, ont réussi à encadrer et réduire drastiquement ces comportements. Le Maroc n’y échappera pas. Tôt ou tard il va falloir changer de cap. Mieux vaut tôt que tard. La violence est un problème social qu’il faut combattre avec détermination et non l'accepter comme une fatalité. Il ne s'agit pas de promulguer des lois, mais de les mettre en application, mais surtout de les accompagner de politiques et de programmes éducatifs et de dissuasion dans le cadre d'une responsabilité collective à assumer. La lutte contre la violence dans les stades ne peut être réduite à la seule action des forces de l’ordre. Plus on évitera de mettre face à face les jeunes et les forces de l'ordre mieux ca vaudra. Elle requiert une mobilisation collective et concertée : - Les clubs et la FRMF doivent clairement rompre avec les groupes violents et s'en désolidariser, mettant en place des sanctions strictes et des mesures pour protéger les stades. - Les médias doivent cesser la valorisation esthétique des actes violents et adopter un traitement plus sensible et éducatif du football. - L’État et les collectivités territoriales doivent investir dans l’éducation civique par le sport et offrir aux jeunes des espaces d’expression et de loisirs hors des tribunes, notamment dans les quartiers défavorisés où la frustration sociale est un facteur aggravant. - Les supporters responsables doivent être encouragés et protégés pour rééquilibrer l’image du public footballistique marocain, souvent déformée par une minorité violente. C'est là un choix sociétal déterminant. La problématique dépasse largement le cadre sportif pour toucher à la vision même de la société marocaine. Si le football est un miroir de la nation, il appartient à tous, institutions et citoyens, de décider si ce miroir doit refléter la passion, la créativité et l’unité, ou la haine, la destruction et la division. Il est grand temps que le football marocain choisisse clairement son camp, en mettant fin à toute complaisance vis-à-vis de la violence et en s’engageant résolument dans la construction d’une culture sportive et sociale pacifique, saine et constructive. Ce choix déterminera l’avenir et la grandeur de ce sport extrêmement populaire dans le Royaume. Aujourd'hui on est champion du monde.
Aziz Daouda Aziz Daouda

Aziz Daouda

Directeur Technique et du Développement de la Confédération Africaine d'Athlétisme. Passionné du Maroc, passionné d'Afrique. Concerné par ce qui se passe, formulant mon point de vue quand j'en ai un. Humaniste, j'essaye de l'être, humain je veux l'être. Mon histoire est intimement liée à l'athlétisme marocain et mondial. J'ai eu le privilège de participer à la gloire de mon pays .


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THE MEDITATIONS - Book I.[1/3] 5180

1. I learned from my grandfather, Verus, to use good manners, and to put restraint on anger. 2. In the famous memory of my father I had a pattern of modesty and manliness. 3. Of my mother I learned to be pious and generous; to keep myself not only from evil deeds, but even from evil thoughts; and to live with a simplicity which is far from customary among the rich. 4. I owe it to my great-grandfather that I did not attend public lectures and discussions, but had good and able teachers at home; and I owe him also the knowledge that for things of this nature a man should count no expense too great. 5. My tutor taught me not to favour either green or blue at the chariot races, nor, in the contests of gladiators, to be a supporter either of light or heavy armed. He taught me also to endure labour; not to need many things; to serve myself without troubling others; not to intermeddle in the affairs of others, and not easily to listen to slanders against them. 6. Of Diognetus I had the lesson not to busy myself about vain things; not to credit the great professions of such as pretend to work wonders, or of sorcerers about their charms, and their expelling of Demons and the like; not to keep quails (for fighting or divination), nor to run after such things; to suffer freedom of speech in others, and to apply myself heartily to philosophy. Him also I must thank for my hearing first Bacchius, then Tandasis and Marcianus; that I wrote dialogues in my youth, and took a liking to the philosopher’s pallet and skins, and to the other things which, by the Grecian discipline, belong to that profession. 7. To Rusticus I owe my first apprehensions that my nature needed reform and cure; and that I did not fall into the ambition of the common Sophists, either by composing speculative writings or by declaiming harangues of exhortation in public; further, that I never strove to be admired by ostentation of great patience in an ascetic life, or by display of activity and application; that I gave over the study of rhetoric, poetry, and the graces of language; and that I did not pace my house in my senatorial robes, or practise any similar affectation. I observed also the simplicity of style in his letters, particularly in that which he wrote to my mother from Sinuessa. I learned from him to be easily appeased, and to be readily reconciled with those who had displeased me or given cause of offence, so soon as they inclined to make their peace; to read with care; not to rest satisfied with a slight and superficial knowledge; nor quickly to assent to great talkers. I have him to thank that I met with the discourses of Epictetus, which he furnished me from his own library. 8. From Apollonius I learned true liberty, and tenacity of purpose; to regard nothing else, even in the smallest degree, but reason always; and always to remain unaltered in the agonies of pain, in the losses of children, or in long diseases. He afforded me a living example of how the same man can, upon occasion, be most yielding and most inflexible. He was patient in exposition; and, as might well be seen, esteemed his fine skill and ability in teaching others the principles of philosophy as the least of his endowments. It was from him that I learned how to receive from friends what are thought favours without seeming humbled by the giver or insensible to the gift. 9. Sextus was my pattern of a benign temper, and his family the model of a household governed by true paternal affection, and a steadfast purpose of living according to nature. Here I could learn to be grave without affectation, to observe sagaciously the several dispositions and inclinations of my friends, to tolerate the ignorant and those who follow current opinions without examination. His conversation showed how a man may accommodate himself to all men and to all companies; for though companionship with him was sweeter and more pleasing than any sort of flattery, yet he was at the same time highly respected and reverenced. No man was ever more happy than he in comprehending, finding out, and arranging in exact order the great maxims necessary for the conduct of life. His example taught me to suppress even the least appearance of anger or any other passion; but still, with all this perfect tranquillity, to possess the tenderest and most affectionate heart; to be apt to approve others yet without noise; to have much learning and little ostentation. 10. I learned from Alexander the Grammarian to avoid censuring others, to refrain from flouting them for a barbarism, solecism, or any false pronunciation. Rather was I dexterously to pronounce the words rightly in my answer, confining approval or objection to the matter itself, and avoiding discussion of the expression, or to use some other form of courteous suggestion. 11. Fronto made me sensible how much of envy, deceit and hypocrisy surrounds princes; and that generally those whom we account nobly born have somehow less natural affection. 12. I learned from Alexander the Platonist not often nor without great necessity to say, or write to any man in a letter, that I am not at leisure; nor thus, under pretext of urgent affairs, to make a practice of excusing myself from the duties which, according to our various ties, we owe to those with whom we live. 13. Of Catulus I learned not to condemn any friend’s expostulation even though it were unjust, but to try to recall him to his former disposition; to stint no praise in speaking of my masters, as is recounted of Domitius and Athenodorus; and to love my children with true affection. 14. Of Severus, my brother, I learned to love my kinsmen, to love truth, to love justice. Through him I came to know Thrasea, Helvidius, Cato, Dion, and Brutus. He gave me my first conception of a Commonwealth founded upon equitable laws and administered with equality of right; and of a Monarchy whose chief concern is the freedom of its subjects. Of him I learned likewise a constant and harmonious devotion to Philosophy; to be ready to do good, to be generous with all my heart. He taught me to be of good hope and trustful of the affection of my friends. I observed in him candour in declaring what he condemned in the conduct of others; and so frank and open was his behaviour, that his friends might easily see without the trouble of conjecture what he liked or disliked.