Think Forward.

Quand l’Algérie persiste à naviguer à contre-courant de l’histoire... 2131

Qu’est-ce qui a donc piqué le président algérien pour que, dans son dernier discours devant le Parlement, il choisisse de s’installer résolument à rebours du sens de l’histoire et des dynamiques internationales actuelles ? Alors que le Conseil de sécurité des Nations unies a, de facto, tranché la question du Sahara marocain en consacrant l’option d’une **autonomie sous souveraineté marocaine**, le chef de l’État algérien continue de ressasser les vieux éléments de langage : *« peuple sahraoui spolié », « référendum d’autodétermination »*, comme si le temps à Alger, s’était figé dans les années 1980. Dans son propos, le droit international est invoqué… puis ignoré. Le paradoxe, pour ne pas dire l’incohérence, est d’autant plus frappant que le président algérien invoque le **droit international**, tout en feignant d’ignorer que c’est précisément le Conseil de sécurité qui en est l’un des principaux interprètes et producteurs normatifs. Or, le droit a parlé. Les résolutions successives du Conseil de sécurité ont abandonné depuis longtemps toute référence à un référendum devenu impraticable, irréaliste et politiquement caduc. À sa place, une solution politique, pragmatique et durable a émergé : **l’autonomie du Sahara dans le cadre de la souveraineté marocaine**. Cette évolution n’est ni accidentelle ni conjoncturelle. Elle est le fruit d’un constat partagé au sein de la communauté internationale : le territoire du Sahara est historiquement, juridiquement et politiquement partie intégrante du Royaume du Maroc. Et pour tenir compte de la sensibilité algérienne, pays qui a investi des dizaines de milliards de dollars depuis près d’un demi-siècle dans ce conflit artificiel, le Conseil de sécurité a, en quelque sorte, « coupé la poire en deux » en validant une large autonomie régionale, sans remettre en cause la souveraineté marocaine. On pensait alors donner une sortie honorable à Alger. Elle ne l'a pas saisie. Une Algérie isolée face à un réalignement global. En persistant dans cette posture, l’Algérie ne défie pas le Maroc : elle **nargue les grandes puissances**. Les États-Unis, l’Espagne, l’Allemagne, les Pays-Bas, plusieurs pays d’Europe centrale, de nombreux États africains et arabes ont clairement ou implicitement rallié la position marocaine. Certains l’assument ouvertement, d’autres, pour des raisons historiques, idéologiques ou de politique intérieure, avancent plus prudemment. C'est le cas de la Russie et de la Chine qui n'ont pas voté contre la dernière résolution du Conseil de sécurité. Mais tous agissent en conséquence : ouverture de consulats à Laâyoune et Dakhla, accords économiques, investissements massifs, partenariats stratégiques avec Rabat. Pendant ce temps, l’Algérie s’enferme dans une **diplomatie de déni**, incapable de lire les rapports de force réels. À l’heure où le Maroc s’impose comme un hub africain, atlantique et euro-méditerranéen, Alger souffle sur les braises d’un conflit qui ne mobilise plus personne, sinon elle-même et quelques relais idéologiques résiduels ridicules. Un régime d'un autre temps, face à une population en souffrance, est aux commandes à Alger. Certains mots utilisés maladroitement par le président et sa mimique sont en fait des insultes adressés ouvertement à beaucoup de pays et non des moindres, à ceux qui soutiennent la position du Maroc. Plus inquiétant encore est le **décalage abyssal** entre ce discours idéologique et la réalité vécue par la population algérienne. Le régime militaire semble évoluer sur une autre planète. Le président paraît hors sol, déconnecté des préoccupations quotidiennes d’un peuple meurtri par des pénuries à répétition : denrées de première nécessité, médicaments, pneus, produits de base. Dans un pays pourtant riche en hydrocarbures ou la gestion économique et sociale frôle l’absurde et la manipulation des chiffres un sport national. La question se pose alors avec acuité : **à qui profite cette obstination chronique ?** Certainement pas aux Algériens. Elle sert avant tout à perpétuer un système politique qui a besoin d’un ennemi extérieur pour masquer ses échecs internes à répétition, justifier la mainmise de l’armée sur le pouvoir et détourner l’attention d’une crise structurelle profonde. Il faut coute que coute cacher la véritable Algérie; celle cernée sur le plan régional. les signaux à ce niveau sont tout aussi préoccupants. Accusée par plusieurs pays du Sahel de contribuer à leur déstabilisation, directement ou indirectement, l’Algérie se retrouve progressivement **encerclée diplomatiquement**. Le Mali, le Niger et le Burkina Faso ne cachent plus leur défiance à l’égard d’Alger. A cela s'ajoute la rupture totale avec le Maroc, les relations avec l’Espagne durablement affectées. L’influence algérienne en Afrique recule, au moment même où le Royaume chérifien y consolide ses positions économiques, religieuses et sécuritaires. Quelles conséquences immédiates alors ? À moyen terme, ce positionnement risque d’avoir des conséquences lourdes : * **Isolement diplomatique accru**, * **Perte de crédibilité internationale**, * **Affaiblissement de la voix algérienne dans les forums multilatéraux**, * **Aggravation du malaise social interne**, * Et, paradoxalement, **renforcement de la légitimité de la position marocaine**. L’histoire montre que les conflits artificiels finissent toujours par se retourner contre ceux qui les instrumentalisent. En refusant d’accepter la réalité du dossier du Sahara, l’Algérie ne retarde pas la solution : elle retarde sa propre normalisation politique et régionale. Elle diffère aux calendes grecques sa sortie de crise et son développement. Le dossier du Sahara est désormais clos sur le plan stratégique, même s’il reste ouvert sur le plan rhétorique pour Alger. Continuer à s’y accrocher relève moins de la conviction que de l’aveu d’impuissance. À force de naviguer à contre-courant, le régime algérien risque de se retrouver seul, échoué sur les rives d’un passé révolu, pendant que la région avance sans lui. Une explication tout de même à cette sortie hasardeuse précipitée du président algérien: le grand succès de la Coupe d'Afrique des Nations de Football au Maroc. La réussite du Royaume et le satisfecit général, semble irriter le régime algérien qui ne trouve rien à répondre à ses ressortissants s'étant rendus sur place et ayant de visu constaté l'étendue, la maladresse et la bêtise de la propagande que leur fait subir le régime militaire. Certains n'hésitent pas à conclure que le Maroc avaient pris une avance de 50 ans sur leur pays. Quoi qu'il en soit, le Maroc officiel ne répondra certainement pas aux propos du président algérien. Le Royaume est dans son droit, consacré par la communauté internationale. Il poursuit son petit bonhomme de chemin se développant chaque jour un peu plus et engrangeant succès après succès.
Aziz Daouda Aziz Daouda

Aziz Daouda

Directeur Technique et du Développement de la Confédération Africaine d'Athlétisme. Passionné du Maroc, passionné d'Afrique. Concerné par ce qui se passe, formulant mon point de vue quand j'en ai un. Humaniste, j'essaye de l'être, humain je veux l'être. Mon histoire est intimement liée à l'athlétisme marocain et mondial. J'ai eu le privilège de participer à la gloire de mon pays .


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THE MEDITATIONS - Book I.[1/3] 6008

1. I learned from my grandfather, Verus, to use good manners, and to put restraint on anger. 2. In the famous memory of my father I had a pattern of modesty and manliness. 3. Of my mother I learned to be pious and generous; to keep myself not only from evil deeds, but even from evil thoughts; and to live with a simplicity which is far from customary among the rich. 4. I owe it to my great-grandfather that I did not attend public lectures and discussions, but had good and able teachers at home; and I owe him also the knowledge that for things of this nature a man should count no expense too great. 5. My tutor taught me not to favour either green or blue at the chariot races, nor, in the contests of gladiators, to be a supporter either of light or heavy armed. He taught me also to endure labour; not to need many things; to serve myself without troubling others; not to intermeddle in the affairs of others, and not easily to listen to slanders against them. 6. Of Diognetus I had the lesson not to busy myself about vain things; not to credit the great professions of such as pretend to work wonders, or of sorcerers about their charms, and their expelling of Demons and the like; not to keep quails (for fighting or divination), nor to run after such things; to suffer freedom of speech in others, and to apply myself heartily to philosophy. Him also I must thank for my hearing first Bacchius, then Tandasis and Marcianus; that I wrote dialogues in my youth, and took a liking to the philosopher’s pallet and skins, and to the other things which, by the Grecian discipline, belong to that profession. 7. To Rusticus I owe my first apprehensions that my nature needed reform and cure; and that I did not fall into the ambition of the common Sophists, either by composing speculative writings or by declaiming harangues of exhortation in public; further, that I never strove to be admired by ostentation of great patience in an ascetic life, or by display of activity and application; that I gave over the study of rhetoric, poetry, and the graces of language; and that I did not pace my house in my senatorial robes, or practise any similar affectation. I observed also the simplicity of style in his letters, particularly in that which he wrote to my mother from Sinuessa. I learned from him to be easily appeased, and to be readily reconciled with those who had displeased me or given cause of offence, so soon as they inclined to make their peace; to read with care; not to rest satisfied with a slight and superficial knowledge; nor quickly to assent to great talkers. I have him to thank that I met with the discourses of Epictetus, which he furnished me from his own library. 8. From Apollonius I learned true liberty, and tenacity of purpose; to regard nothing else, even in the smallest degree, but reason always; and always to remain unaltered in the agonies of pain, in the losses of children, or in long diseases. He afforded me a living example of how the same man can, upon occasion, be most yielding and most inflexible. He was patient in exposition; and, as might well be seen, esteemed his fine skill and ability in teaching others the principles of philosophy as the least of his endowments. It was from him that I learned how to receive from friends what are thought favours without seeming humbled by the giver or insensible to the gift. 9. Sextus was my pattern of a benign temper, and his family the model of a household governed by true paternal affection, and a steadfast purpose of living according to nature. Here I could learn to be grave without affectation, to observe sagaciously the several dispositions and inclinations of my friends, to tolerate the ignorant and those who follow current opinions without examination. His conversation showed how a man may accommodate himself to all men and to all companies; for though companionship with him was sweeter and more pleasing than any sort of flattery, yet he was at the same time highly respected and reverenced. No man was ever more happy than he in comprehending, finding out, and arranging in exact order the great maxims necessary for the conduct of life. His example taught me to suppress even the least appearance of anger or any other passion; but still, with all this perfect tranquillity, to possess the tenderest and most affectionate heart; to be apt to approve others yet without noise; to have much learning and little ostentation. 10. I learned from Alexander the Grammarian to avoid censuring others, to refrain from flouting them for a barbarism, solecism, or any false pronunciation. Rather was I dexterously to pronounce the words rightly in my answer, confining approval or objection to the matter itself, and avoiding discussion of the expression, or to use some other form of courteous suggestion. 11. Fronto made me sensible how much of envy, deceit and hypocrisy surrounds princes; and that generally those whom we account nobly born have somehow less natural affection. 12. I learned from Alexander the Platonist not often nor without great necessity to say, or write to any man in a letter, that I am not at leisure; nor thus, under pretext of urgent affairs, to make a practice of excusing myself from the duties which, according to our various ties, we owe to those with whom we live. 13. Of Catulus I learned not to condemn any friend’s expostulation even though it were unjust, but to try to recall him to his former disposition; to stint no praise in speaking of my masters, as is recounted of Domitius and Athenodorus; and to love my children with true affection. 14. Of Severus, my brother, I learned to love my kinsmen, to love truth, to love justice. Through him I came to know Thrasea, Helvidius, Cato, Dion, and Brutus. He gave me my first conception of a Commonwealth founded upon equitable laws and administered with equality of right; and of a Monarchy whose chief concern is the freedom of its subjects. Of him I learned likewise a constant and harmonious devotion to Philosophy; to be ready to do good, to be generous with all my heart. He taught me to be of good hope and trustful of the affection of my friends. I observed in him candour in declaring what he condemned in the conduct of others; and so frank and open was his behaviour, that his friends might easily see without the trouble of conjecture what he liked or disliked.