Pensez le Futur.

Beatrice Chebet, Soufiane El Bekkali, Femke Bol, Masalela: inaugurate The Rabat Olympic Stadium: A showcase of excellence for high-level athletic performances 11316

The core of the profession in sports is undoubtedly the gesture, the exercise, or the action performed by an athlete or a group of athletes. This achievement is extremely complex due to the numerous factors involved and their relative importance. The gesture begins with an image the athlete forms of themselves performing it. For this, they need energy, meaning physiological stimulation. They execute a precise movement engaging part or all of their body, which constitutes mechanical solicitation. To perform this gesture, the athlete thinks and exerts mental effort: this is a psychological dimension and stimulation. Once this process is initiated, the athlete obtains a final image which they evaluate by comparing it to the initial image they had formed of their gesture. This feedback allows them to be satisfied, to question themselves, and to improve their performance. The gesture is never isolated: it takes place before an audience that appreciates the performance, the achievement, and the result. While sports regulations impose, besides ethical behavior, dimensions and specificities of playing areas, that is, rules common to all without discrimination. These rules and other standards condition the technical performances of athletes. However, the environment and context: stadium, hall, or competition venue bring other influencing factors on the performance and thus on the outcome. Among these factors are: • The type of surface; • The comfort, visibility, and proximity of spectators; • Aerodynamic conditions, such as wind exposure; • Lighting and illumination; • Acoustics, including sound treatment and crowd noise; • Visual and material markers on the field for athletes and the audience; • External climatic factors, depending on whether the infrastructure is enclosed or open; • Internal climate, depending on ventilation or air conditioning; and so on. All these elements impact the aforementioned psychological dimension, which in turn influences the physiological and mechanical dimensions, directly affecting the athlete’s performance. But that’s not all: the type and configuration of a sports facility also generate a particular sociological relationship. The atmospheres vary from one stadium to another. The layout, amenities, and comfort offered influence spectator behavior, and by extension, that of the entire audience. This behavior fosters a specific way of appreciating the athlete’s performance. For example, the proximity between the audience and players plays an important role: close supporters with unobstructed visibility are more empathetic than distant spectators. The nearby supporter better appreciates the effort and becomes more tolerant toward the athlete. Thus, the employment programs and architecture of a sports facility become an influencing factor on athletes’ performance. A well-studied final configuration is a factor that promotes performance, highlighting the importance of considering these data before any study or proposal for the construction of a sports facility. These facts were probably taken into account during the design and construction of the Athletics Stadium, known as the Olympic Stadium, built in only 8 months at the Prince Moulay Abdallah Sports Complex, replacing the National Institute of Athletics, erected in the early 1990s, where nearly all of Morocco’s great athletics talents emerged. This explains the exceptional results achieved during the latest edition of the Mohammed VI Diamond League Meeting in Rabat: three world-leading performances and five meeting records, a remarkable feat. The 8 minutes 11.49 seconds by Kenyan Beatrice Chebet, the second-best global performance ever in the 3000m, perfectly illustrate the symbiosis between the athlete’s potential and the conditions offered for her to express it. She made history in world athletics. The same applies to the performance of Moroccan champion Soufiane El Bekkali in the 3000m steeplechase, in front of his home crowd and on a track whose qualities he praised. He had never achieved such a performance so early in the season: 8 minutes 00.47 seconds, a very strong time for May, pulling along German Frederick Ruppert, who will never forget his race in Rabat, smashing his country’s record and posting the third-best European performance of all time. He is now a serious contender for a medal at the World Championships planned in Tokyo. The performance of Femke Bol in the women's 400m hurdles is also noteworthy: 52.46 seconds, a heavy-hitting time. Another notable performance was by Tshesipo Masalela from Botswana, who clocked 1 minute 42.70 seconds. These are just some examples among many outstanding performances achieved for the inauguration of this Moroccan Olympic stadium. In short, Morocco can be proud of such an accomplishment, which will surely enter the Guinness records, as never before has a sports facility of such scale been completed in so little time, while respecting the required standards and quality. The President of the African Athletics Confederation and CASOL, the very recent Association of African Olympic Sports Confederations, did not hide his pride, framing this achievement as part of Morocco’s support for the African sports movement in general, and athletics in particular. He recalled that the Kingdom is the only African country to host a Diamond League athletics stage. Naturally, he hopes to see the African Athletics Championships held there soon.
Aziz Daouda Aziz Daouda

Aziz Daouda

Directeur Technique et du Développement de la Confédération Africaine d'Athlétisme. Passionné du Maroc, passionné d'Afrique. Concerné par ce qui se passe, formulant mon point de vue quand j'en ai un. Humaniste, j'essaye de l'être, humain je veux l'être. Mon histoire est intimement liée à l'athlétisme marocain et mondial. J'ai eu le privilège de participer à la gloire de mon pays .


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Afrique, la part du sport dans l'économie 2636

Il est difficile d’évaluer la véritable part du sport dans le PIB sur l’ensemble du continent africain, comme il est clair que cette part varie beaucoup d’un pays à un autre. Au Maroc par exemple cette part est estimée à 1%. L’étude des parts de marché dans le business du sport montre aussi que l’Afrique ne ramasse que des miettes. L’Afrique est à peine présente dans les statistiques mondiales. Le continent subit la mondialisation mais n’en profite que très peu. L’Afrique ne joue que le rôle de la réserve de talents ; une sorte de pépinière. La faiblesse du poids de l’Afrique dans l’économie mondiale se trouve ici criarde. Le continent ne profite que peu de la manne financière du sport, exactement comme elle ne profite que peu de la valeur juste des richesses qu’elle offre « généreusement » à l’économie mondiale. La nature même de l’activité sportive génère cette situation anachronique. Le sport en Amérique ou en Europe et de plus en plus en Asie également, vit en partie grâce aux talents que seule l’Afrique peut fournir au plan génétique et phénotypique. De très nombreux sports et notamment les plus populaires et les plus porteurs économiquement, requièrent des qualités particulières et un potentiel humain qui cadrent parfaitement avec le type de jeunes dont l’Afrique regorge. C’est quasiment le seul continent à offrir cette particularité. Il y a aussi l’économie informelle qui s’est installée comme un palliatif salvateur pour les jeunes puisque leur permet de bénéficier d’équipements sportifs bon marché. Même contrefait ou de seconde main, ces équipements notamment individuels permettent tout de même une certaine pratique à un certain niveau. Cette activité informelle, si encouragée et guidée, peut constituer les bases d’une économie sportive locale et passer dans le formel. Aziz Daouda

La gouvernance du sport en Afrique 2475

A chaque fois que la question du sport en Afrique est soulevée, son développement, ses réalisations, ses déboires, son ascension et le plus souvent à l’occasion de ses débâcles, la question de sa gouvernance est simultanément posée, avec ce qui s’en suit comme débats et problématique liée au concept de bonne gouvernance ; en opposition tacite à ce qui serait une mauvaise gouvernance. Ce concept de bonne gouvernance est en fait évoqué dès lors que la question à traiter est complexe et ou insuffisamment comprise. Le concept de bonne gouvernance est évoqué à chaque fois qu’il est difficile d’expliquer un résultat jugé décevant, à chaque fois que l’on cherche en fait à cacher l’incompréhension d’une situation et peut être même à dissimuler une probable incompétence à traiter d’une problématique donnée. En fait au lieu d’aller creuser et déterrer les raisons profondes, les explications plausibles, les atouts et les faiblesses du sport africain pour d’abord le comprendre et ensuite raisonner avec des données tangibles, on va se contenter au mieux de faire du benchmark, et de façon très simpliste dire que le sport africain souffre d’une seule et unique flétrissure : la mauvaise gouvernance. La question est bien plus complexe à partir même du fait que le concept sport est généralement lui-même mal défini et que le cœur des métiers du sport se trouve peu ou pas défini, peu ou pas compris et pris en compte ; il s’agit bien évidement de la performance sportive, ses déterminants et ses facteurs favorisants ou bloquants. L’Afrique, ses particularités géographiques, historiques et démographiques, ses spécificités sociologiques et politiques multiples, sont rarement prises en compte quand on évoque la question sportive. Le continent est vu comme un tout linéaire sans relief. Pour expliquer un résultat sportif, le lien est rarement fait avec un bon nombre de facteurs sou jacents voir déterminants. L’Afrique, compte tenu de la déformation de sa représentation géographique imagée, la montrant beaucoup plus petite qu’elle ne l’est en fait dans la réalité, à l’échelle du globe, est regardée exactement comme le continent européen surement beaucoup plus petit mais surdimensionné. Peu sont ceux qui évoquent les dimensions géographiques réelles de l’Afrique et ce qu'elle induit, ses diversités démographiques et ethnographiques, sa grande richesse culturelle due justement à cette diversité. Son histoire récente ayant lourdement impacté son évolution politique, la géographie des pays qui la composent, souvent incohérente ; son fonctionnement économique conséquence d’un passé colonial récent, ne sont jamais mis à l’avant et sont rarement évoqués comme des facteurs limitant ou favorisant l’évolution du sport en Afrique. Or c’est l’ensemble des ces facteurs et d’autres encore qui impactent les activités sportives africaines. D’ailleurs on ne devrait pas parler de Sport africain mais plutôt de Sport en Afrique, tellement les problématiques sont diverses d’une région à l’autre. C’est ainsi qu’il y a lieu tout d’abord, pour cerner aussi précisément que possible la question sportive en Afrique, de revenir à certains fondamentaux, de définir correctement les concepts pour ensuite pouvoir évoquer les pistes d’éventuelles meilleures politiques, meilleures gestions et peut être meilleures gouvernances. C’est sans doute l’unique voie pour entrevoir des plans de développement plus efficients. Cette approche est nécessaire et incontournable pour pouvoir échafauder et concevoir de véritables stratégies de développement, qui de surcroit, devraient s’imbriquer obligatoirement dans des stratégies globales de développement de l’humain. Aziz Daouda

Conversations et monologues 2863

Un soir, l'idée a commencé à germer... Cela faisait déjà des années que j'avais cette idée qui revenait régulièrement. Pourquoi pas un livre... ou du moins un recueil de textes?! C'est vrai, aprrès tout, pourquoi pas? Loin de moi la vie trépidante à la Indiana Jones ou à son homonyme féminine Bridget, ma vie a quand-même eu son lot de déconvenues aussi bien que d'instants de grâce qui méritent d'être partagés. Si j'écris, c'est pour que les jeunes (et les moins jeunes) demoiselles se disent "pourquoi pas?"... Inspirer une personne, la tirer vers le haut, faire en sorte qu'elle en veuille plus, plus que ce que la société veut bien lui donner comme rôle, comme place, plus que ce que son entourage veut bien lui donner comme importance... Rebattre les cartes de sa vie pour atteindre les sommets. Non, ces textes ne sont pas un énième papier de motivation à l'américaine, un enième bouquin de coaching sur comment mieux aimer ma vie, ou comment devenir quelqu'un... Non, ces textes sont des parcelles de vie racontées de manière vraie, parfois avec des mots crus. Mais ce partage peut réveiller les consciences, et créer le déclic... Donc oui, finalement, pourquoi pas un livre...