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Oil Taxation, Aid Efficiency, and Social Justice: What Strategy for Morocco Facing Energy Shocks? 2246

When the Russia-Ukraine war broke out, global energy markets were brutally disrupted. The barrel price crossed historic thresholds, triggering an immediate surge in pump prices in net importer countries like Morocco. In response, the government opted for direct aid to transporters to contain inflation and prevent pass-through to goods and services prices. However, the experience revealed its limits. Despite the subsidies, transport prices did indeed rise, pulling up the cost of all products and services in their wake. This gap between intention and reality raises a central question: how to effectively cushion an energy shock in a liberalized economy without widening inequalities or fueling rents? The decision to specifically aid transporters rested on the implicit assumption that they would act as shock absorbers, absorbing part of the increase. Yet, in a market with tight margins and fierce competition, it is economically rational for operators to pass on costs to fares, despite public support. Several factors explain this relative failure: - Lack of binding mechanisms. No strict obligation prevented pass-through to final prices. - Windfall effect. Some companies received aid without altering their pricing policy. - Targeting difficulties. Aid benefited a specific segment without ensuring a broad, lasting impact on the economy. This observation is all the more troubling since Morocco remains heavily dependent on refined product imports following the closure of the Samir refinery. Today, tensions around the Strait of Hormuz are reigniting fears of a new oil shock. This maritime corridor, through which about 20% of global oil transits, is a critical chokepoint in worldwide energy supply. Any disruption sends prices soaring and, mechanically, pump prices in Morocco. States worldwide have adopted varied strategies, with mixed results: - Price caps. Effectiveness is immediate, with tariff shields on electricity and gas, sometimes paired with fuel caps. These measures contain short-term inflation at the cost of very high budgetary expense, disincentives to energy sobriety, and windfalls for the wealthiest consumers. - Direct transfers. A social but imperfect response. Some countries issued energy checks or lump-sum aid to households. Politically popular, these tools are often criticized for their inflationary nature, lack of precise targeting, and risk of fostering dependence on one-off aid. - Tax modulation, a structural lever. Several states, like Austria, Spain, Italy, or Japan, chose to temporarily cut fuel taxes to limit pump price hikes. This approach directly affects the final price paid by all consumers, without intermediaries. It relies on principles of readability and shared effort between the state and users. In Morocco's case, a significant portion of the pump price consists of taxes—such as TIC and VAT—which heavily influence the per-liter price and give the state major leverage in price formation. Temporarily reducing these taxes would establish an explicit shock-sharing mechanism between the state and citizens, rather than concentrating aid on one sector. This option offers several advantages: - Universality: it benefits everyone, from truck drivers to salaried workers using their car for commuting. - Transparency: the reduction is immediately visible at the pump, boosting trust and the readability of public action. - Economic efficiency: it directly lowers fuel costs. - Social justice: by forgoing part of the fiscal rent on a now-essential product, the state clearly shoulders its share of the effort. Targeted and temporary reduction of oil taxation thus emerges as the most effective and democratic solution to cushion an energy quake. This path is not new in Moroccan debate, as evidenced by the widespread support via the Compensation Fund, phased out from 2015 onward. Lightening fuel costs through subsidies has already been implemented without achieving the theoretically expected results. Need we remind? Any tax reduction, if enacted, cannot be unlimited or permanent but must be strictly time-bound, calibrated to budgetary capacity, and linked to broader hydrocarbon market reform (competition, margins, strategic storage, reopening or alternative to national refining capacity). In other words, tax modulation should not be a short-term reflex but the tool of a comprehensive energy security strategy. Morocco faces a strategic choice: persist with one-off aid to transporters or embrace shock-sharing via taxation. If it chooses the latter and loses short-term revenue, it will gain in social cohesion and economic predictability, with three key lessons: - Prioritize direct mechanisms via taxation, a key pump price component, as the most effective tool for rapid, universal, and democratic action. - Avoid market distortions. Targeted aid without strict controls produces opposite effects; it fuels rents without protecting the end consumer. - Think long-term. Energy issues cannot be divorced from industrial sovereignty (refining, storage) and state budgetary resilience. Beyond conjunctural management, it is a true social contract around energy that must be rethought. In a country where the car is both a work tool, a means of access to essential services, and a vector of mobility, fuel price is a deeply political issue at the intersection of social justice and budgetary sustainability. Rather than multiplying one-off devices for a single sector, Morocco would benefit from a more systemic approach based on fiscal transparency, equity, and economic efficiency. Fuel tax modulation, as a universal and immediate lever, better meets democratic demands. It is a more credible response to current shocks and those to come.
Aziz Daouda Aziz Daouda

Aziz Daouda

Directeur Technique et du Développement de la Confédération Africaine d'Athlétisme. Passionné du Maroc, passionné d'Afrique. Concerné par ce qui se passe, formulant mon point de vue quand j'en ai un. Humaniste, j'essaye de l'être, humain je veux l'être. Mon histoire est intimement liée à l'athlétisme marocain et mondial. J'ai eu le privilège de participer à la gloire de mon pays .


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Afrique, la part du sport dans l'économie 2637

Il est difficile d’évaluer la véritable part du sport dans le PIB sur l’ensemble du continent africain, comme il est clair que cette part varie beaucoup d’un pays à un autre. Au Maroc par exemple cette part est estimée à 1%. L’étude des parts de marché dans le business du sport montre aussi que l’Afrique ne ramasse que des miettes. L’Afrique est à peine présente dans les statistiques mondiales. Le continent subit la mondialisation mais n’en profite que très peu. L’Afrique ne joue que le rôle de la réserve de talents ; une sorte de pépinière. La faiblesse du poids de l’Afrique dans l’économie mondiale se trouve ici criarde. Le continent ne profite que peu de la manne financière du sport, exactement comme elle ne profite que peu de la valeur juste des richesses qu’elle offre « généreusement » à l’économie mondiale. La nature même de l’activité sportive génère cette situation anachronique. Le sport en Amérique ou en Europe et de plus en plus en Asie également, vit en partie grâce aux talents que seule l’Afrique peut fournir au plan génétique et phénotypique. De très nombreux sports et notamment les plus populaires et les plus porteurs économiquement, requièrent des qualités particulières et un potentiel humain qui cadrent parfaitement avec le type de jeunes dont l’Afrique regorge. C’est quasiment le seul continent à offrir cette particularité. Il y a aussi l’économie informelle qui s’est installée comme un palliatif salvateur pour les jeunes puisque leur permet de bénéficier d’équipements sportifs bon marché. Même contrefait ou de seconde main, ces équipements notamment individuels permettent tout de même une certaine pratique à un certain niveau. Cette activité informelle, si encouragée et guidée, peut constituer les bases d’une économie sportive locale et passer dans le formel. Aziz Daouda

La gouvernance du sport en Afrique 2477

A chaque fois que la question du sport en Afrique est soulevée, son développement, ses réalisations, ses déboires, son ascension et le plus souvent à l’occasion de ses débâcles, la question de sa gouvernance est simultanément posée, avec ce qui s’en suit comme débats et problématique liée au concept de bonne gouvernance ; en opposition tacite à ce qui serait une mauvaise gouvernance. Ce concept de bonne gouvernance est en fait évoqué dès lors que la question à traiter est complexe et ou insuffisamment comprise. Le concept de bonne gouvernance est évoqué à chaque fois qu’il est difficile d’expliquer un résultat jugé décevant, à chaque fois que l’on cherche en fait à cacher l’incompréhension d’une situation et peut être même à dissimuler une probable incompétence à traiter d’une problématique donnée. En fait au lieu d’aller creuser et déterrer les raisons profondes, les explications plausibles, les atouts et les faiblesses du sport africain pour d’abord le comprendre et ensuite raisonner avec des données tangibles, on va se contenter au mieux de faire du benchmark, et de façon très simpliste dire que le sport africain souffre d’une seule et unique flétrissure : la mauvaise gouvernance. La question est bien plus complexe à partir même du fait que le concept sport est généralement lui-même mal défini et que le cœur des métiers du sport se trouve peu ou pas défini, peu ou pas compris et pris en compte ; il s’agit bien évidement de la performance sportive, ses déterminants et ses facteurs favorisants ou bloquants. L’Afrique, ses particularités géographiques, historiques et démographiques, ses spécificités sociologiques et politiques multiples, sont rarement prises en compte quand on évoque la question sportive. Le continent est vu comme un tout linéaire sans relief. Pour expliquer un résultat sportif, le lien est rarement fait avec un bon nombre de facteurs sou jacents voir déterminants. L’Afrique, compte tenu de la déformation de sa représentation géographique imagée, la montrant beaucoup plus petite qu’elle ne l’est en fait dans la réalité, à l’échelle du globe, est regardée exactement comme le continent européen surement beaucoup plus petit mais surdimensionné. Peu sont ceux qui évoquent les dimensions géographiques réelles de l’Afrique et ce qu'elle induit, ses diversités démographiques et ethnographiques, sa grande richesse culturelle due justement à cette diversité. Son histoire récente ayant lourdement impacté son évolution politique, la géographie des pays qui la composent, souvent incohérente ; son fonctionnement économique conséquence d’un passé colonial récent, ne sont jamais mis à l’avant et sont rarement évoqués comme des facteurs limitant ou favorisant l’évolution du sport en Afrique. Or c’est l’ensemble des ces facteurs et d’autres encore qui impactent les activités sportives africaines. D’ailleurs on ne devrait pas parler de Sport africain mais plutôt de Sport en Afrique, tellement les problématiques sont diverses d’une région à l’autre. C’est ainsi qu’il y a lieu tout d’abord, pour cerner aussi précisément que possible la question sportive en Afrique, de revenir à certains fondamentaux, de définir correctement les concepts pour ensuite pouvoir évoquer les pistes d’éventuelles meilleures politiques, meilleures gestions et peut être meilleures gouvernances. C’est sans doute l’unique voie pour entrevoir des plans de développement plus efficients. Cette approche est nécessaire et incontournable pour pouvoir échafauder et concevoir de véritables stratégies de développement, qui de surcroit, devraient s’imbriquer obligatoirement dans des stratégies globales de développement de l’humain. Aziz Daouda

Conversations et monologues 2864

Un soir, l'idée a commencé à germer... Cela faisait déjà des années que j'avais cette idée qui revenait régulièrement. Pourquoi pas un livre... ou du moins un recueil de textes?! C'est vrai, aprrès tout, pourquoi pas? Loin de moi la vie trépidante à la Indiana Jones ou à son homonyme féminine Bridget, ma vie a quand-même eu son lot de déconvenues aussi bien que d'instants de grâce qui méritent d'être partagés. Si j'écris, c'est pour que les jeunes (et les moins jeunes) demoiselles se disent "pourquoi pas?"... Inspirer une personne, la tirer vers le haut, faire en sorte qu'elle en veuille plus, plus que ce que la société veut bien lui donner comme rôle, comme place, plus que ce que son entourage veut bien lui donner comme importance... Rebattre les cartes de sa vie pour atteindre les sommets. Non, ces textes ne sont pas un énième papier de motivation à l'américaine, un enième bouquin de coaching sur comment mieux aimer ma vie, ou comment devenir quelqu'un... Non, ces textes sont des parcelles de vie racontées de manière vraie, parfois avec des mots crus. Mais ce partage peut réveiller les consciences, et créer le déclic... Donc oui, finalement, pourquoi pas un livre...