Think Forward.

Maroc: les provinces du sud nouvel eldorado pour l'investissement... 3277

Les provinces du Sud du Maroc connaissent depuis plusieurs années une dynamique exceptionnelle d’investissement. De nombreux pays et entreprises internationales, et non des moindres, sont attirés par le potentiel de la région, notamment dans les secteurs des énergies renouvelables, des infrastructures et de l’industrie. Cela s’inscrit dans la stratégie du Royaume visant à transformer ces territoires en pôles d'innovation et de développement durable, en consolidant leur intégration économique au niveau national et continental. Le port Atlantique de Dakhla est notamment conçu pour le désenclavement des pays du Sahel, dans une perspective d’intégration économique régionale élargie. Contrairement aux allégations d'Alger, ces régions bénéficient d’un climat de paix et de sécurité, propice à la vie et à l’investissement. Le développement exponentiel observé résulte d’une stratégie ambitieuse, soutenue par un engagement financier massif de l’État marocain comme locomotive et par l’apport de partenaires internationaux. Depuis le lancement du Nouveau Modèle de Développement des Provinces du Sud en 2015 par Sa Majesté le Roi, plus de 8,3 milliards d’euros ont été investis dans les infrastructures, l’énergie, l’agriculture, l’industrie, le tourisme et les services sociaux. Les provinces sont ainsi devenues un pôle majeur pour la production d’énergies renouvelables, en particulier l’éolien et le solaire. En 2024, la capacité installée a atteint 1,3 GW, pour un investissement cumulé d'environ 2 milliards d’euros, représentant 21 % de la production nationale d’énergie propre. Des projets d’envergure, comme Noor Laâyoune et Noor Boujdour, d’une capacité de 100 MW, illustrent parfaitement cette orientation. Deux milliards d'euros supplémentaires sont projetés pour produire 1,6 GW de capacité future. L’innovation se manifeste aussi par l’émergence de l’hydrogène vert, avec des projets pilotes lancés en 2024 dans les régions de Guelmim-Oued Noun, Laâyoune-Sakia El Hamra et Dakhla-Oued Eddahab. Les provinces du Sud disposent aussi d’importantes ressources minières, notamment en phosphates. L’Office Chérifien des Phosphates, pour 7,18 milliards de dirhams, a développé un nouveau complexe d’engrais à Laâyoune et initié un port phosphatier pour pas moins de 5,26 milliards de dirhams. L’industrie minière contribue amplement à la création d’emplois et à la diversification économique dans la région. La pêche constitue par ailleurs l’un des principaux moteurs économiques dans ces provinces, représentant près de 39 % de l’activité locale. Les industries de transformation, le développement de l’aquaculture et la valorisation des produits de la mer sont des axes d’investissement majeurs, soutenus par des ports modernes et un réseau autoroutier qui facilitent l’exportation. L’agriculture à haute valeur ajoutée, adaptée aux conditions arides, bénéficie d’investissements dans l’irrigation, le dessalement et la modernisation des exploitations. Le secteur s’est également développé grâce à la création de zones industrielles dédiées à la transformation et au stockage des produits. Des projets structurants, tels que la voie express Tiznit-Dakhla, longue de 1 055 km, réalisée en un temps record, et le port Dakhla Atlantique, qui mobilise près d’un milliard d’euros, renforcent l’intégration des provinces du Sud au marché national et africain, positionnant la région comme un hub logistique vers l’Afrique subsaharienne et comme une porte grande ouverte vers les Amériques et l’Europe. Dakhla, dans les liaisons commerciales, va donc jouer le rôle qu’était celui d’Essaouira, appelé Port de Tombouctou en son temps. Sa Majesté le Roi a vu juste, et les pays du Sahel, très pragmatiques après les changements de régime, ont adhéré à sa vision. Le tourisme balnéaire, écologique et de niche se développe de façon exponentielle, avec des investissements dans l’hôtellerie, les stations balnéaires et les circuits d’écotourisme. L’artisanat local, pour sa part, bénéficie de programmes de valorisation, participant ainsi à l’attractivité touristique. Les secteurs dits sociaux ne sont pas en reste. Des investissements majeurs sont réalisés dans la santé, à l’instar du CHU de Laâyoune, qui a mobilisé la bagatelle de 0,11 milliard d’euros ; dans l’éducation et la formation professionnelle, afin d’accompagner la croissance démographique et économique. Nombreuses sont les facultés entrées en service au profit de la jeunesse de la région. Le développement des services - banques, assurances et télécommunications - accompagne intelligemment la dynamique des autres secteurs. Les autorités locales, parfaitement inscrites dans cette logique, multiplient les partenariats public-privé pour accélérer la réalisation des projets et mutualiser les ressources. Ces initiatives favorisent la création d’emplois, l’amélioration des conditions de vie et l’autonomisation des populations locales, tout en renforçant la stabilité et l’attractivité du territoire. À titre d’exemple, l’Agence française de développement (AFD) vient d’annoncer un investissement de 150 millions d’euros pour soutenir des projets structurants et accompagner le développement régional, illustrant la nouvelle dynamique insufflée par le partenariat renforcé entre le Maroc et la France. Grâce à l’innovation, à la durabilité et à l’inclusion, le Maroc transforme donc ses provinces du Sud en moteurs de croissance, au bénéfice du pays et du continent africain tout entier. Un véritable modèle de développement intégré et résilient. Cette dynamique de développement et d’intégration des provinces du Sud suscite une vive colère de l’Algérie et du groupuscule séparatiste qu’elle sponsorise. Le Polisario, en perdition, multiplie les provocations, notamment en bloquant des convois logistiques de la MINURSO et en brandissant des menaces terroristes contre les investisseurs étrangers, dans une tentative désespérée de perturber le développement régional et d’internationaliser le conflit. L’Algérie, quant à elle, dépassée et embourbée dans un anachronisme bizarre, exprime une hostilité profonde envers le modèle marocain d’autonomie avancée. Elle le perçoit comme une menace directe à ses ambitions régionales et à sa politique de soutien au Polisario. Alger dénonce fermement les projets marocains dans les provinces du Sud, les qualifiant de coloniaux et d’illégitimes. Elle s’emploie, sans succès, à isoler le Maroc sur le plan diplomatique, mais force est de constater qu’il ne lui reste en fait comme soutien que l’Afrique, mais pour combien de temps encore ? Des voix au sein même de l’ANC demandent ardemment au gouvernement de changer de position vis-à-vis du Royaume, devenu un acteur diplomatique majeur. Malgré ces manœuvres, le Maroc, imperturbable, persiste dans sa stratégie de développement durable et inclusif, consolidant ainsi sa souveraineté et son rôle de leader régional. Ses partenaires s’appellent l’Europe, les USA, la Chine, la France, l’Espagne, la Russie et tant d'autres.
Aziz Daouda Aziz Daouda

Aziz Daouda

Directeur Technique et du Développement de la Confédération Africaine d'Athlétisme. Passionné du Maroc, passionné d'Afrique. Concerné par ce qui se passe, formulant mon point de vue quand j'en ai un. Humaniste, j'essaye de l'être, humain je veux l'être. Mon histoire est intimement liée à l'athlétisme marocain et mondial. J'ai eu le privilège de participer à la gloire de mon pays .


10300

33.0

Ouarzazate: From Logistical Isolation to a Systemic Development Emergency 557

Tourism and film professionals in Ouarzazate have once again expressed their anger with force and clarity. This isn't the first time they've risen up like this. In contrast, citizens murmur their frustrations quietly. Even when they shout their boiling rage, their voices seem blocked by the height of the Atlas peaks. They don't reach or don't clearly reach, where they need to. Since Ouarzazate has been under the Errachidia region, authorities and elected regional bodies have focused on their own city and its immediate surroundings, relegating Ouarzazate "on the other side" to oblivion. These cries are no longer mere sectoral demands. They reveal a long-standing multidimensional structural crisis. Beyond the glaring failure of air connectivity, the most visible symptom of deep isolation, lies a fragile and incoherent territorial development model. Professionals operating in Ouarzazate tell anyone who will listen that the city's tourist and cinematic appeal is in peril. In a globalized economy, the fluidity of flows determines competitiveness. The lack of direct flights from key European and North American source markets erodes Ouarzazate's attractiveness, a local economic pillar driven by its two flagship industries: tourism and cinema. Dependence on Casablanca or Marrakech hubs breaks the value chain, while logistical unpredictability deters tour operators and international productions. Add to that, it must be said, the surprisingly weak domestic air links. This domino effect hammers the local economy. Hotels see declining occupancy, margins shrink, and recent investments lack profitability. Indirect jobs in guiding, transport, crafts, and restaurants become increasingly precarious. If tour operators bypass the destination, film productions turn to more accessible rivals. Stays shorten dramatically. Ouarzazate isn't rejected: it's circumvented, which in tourism amounts to a gradual disappearance. ### The Mining Paradox: Wealth Without Local Benefits Morocco's Southeast is rich in strategic minerals: silver, manganese, cobalt. Yet the value generated escapes the territory: - Weak local redistribution: revenues are barely reinvested in infrastructure, skilled jobs, or public services. - Enclave effect: mining sites are isolated, without economic integration. - Negative externalities: intense pressure on water resources leads to environmental degradation without compensation. - Lack of processing: exporting raw materials deprives the region of industrial value chains. Thus, the territory generates wealth without building its future, deepening a profound sense of injustice. ### Governance Challenges and Systemic Risks His Majesty King Mohammed VI has repeatedly denounced the "two-speed Morocco," highlighting serious governance failures. Yet, despite unprecedented discursive promotion, cinematic hub, gateway to the desert, Ouarzazate remains poorly integrated into a genuine unclogging strategy. Where is the coordination between transport, tourism, and territorial development? Why do intangible infrastructures (connectivity, logistics) lag behind those in other regions? Does anyone have a clear vision of Ouarzazate's role in the national economy? This glaring deficit turns huge potential into fragility. The image suffers badly: complex access for travelers, uncertainties for productions. Perception being a key asset, a silent marginalization takes hold, threatening exit from international radars: fewer tourist nights, fewer films, fewer investments, fewer jobs. A vicious circle relegates this true center of excellence to forgotten peripheries. ### Rethinking the Model: Levers for Coherent Development The challenge goes beyond the unclogging some imagine. The entire model must be rethought: - By leveraging the mining sector to fund regional development, infrastructure, and training. - By creating synergies across all sectors (mining, tourism, energy). - By ensuring equitable wealth redistribution. - By encouraging executives, especially natives or those from the region, to settle there, return, and invest. - By integrating the region into a coherent national vision. Without this, Ouarzazate will keep accumulating paradoxes: Rich in resources, poor in benefits; World-famous, locally marginalized. In the end, it's no longer just an economic and social crisis penalizing Ouarzazate and its people, but a threat to territorial cohesion and justice itself. Ouarzazate's cries aim only to raise awareness of its ignored structural crisis... Until when?

Hassan II Trophy: Fifty Years of History, Memory, and Royal Vision... 707

There are anniversaries that are more than mere numbers. They are milestones in a life, landmarks in memory. This 50th edition of the Hassan II Golf Trophy is one of them. And for me, it holds a special flavor: that of half a century of history that I have had the modest privilege of living through. I can still picture myself, young and enthusiastic, assigned by my friend Najib Salmi to cover the very first edition for *L’Opinion*. We didn't yet know we were witnessing the birth of an event destined to span decades and place Morocco on the world map of golf. At the time, the gamble seemed bold. Golf was not a popular sport in Morocco, let alone a vector for international image. But that gamble bore the mark of a vision. That of Hassan II. To put it bluntly: the Hassan II Trophy is not just a sports competition. It is the expression of a strategy. A way, for a visionary sovereign, to anticipate what modern diplomacy would become: a diplomacy of influence, image, cultural and sporting outreach. Hassan II understood, well before many others, that sport could be a universal language. A space where nations meet without rigid protocol, where elites exchange in an informal setting, and where a country's image is built with subtlety. Golf, in particular, offered that prestigious yet discreet dimension, perfectly aligned with his idea of Morocco's positioning. Golf in Morocco had its own tradition and unique flavor, which a certain Winston Churchill regularly came to savor... Over the editions, I watched this trophy grow. From a still-confidential tournament, it became a recognized stop on the international circuit. I saw champions come and go, infrastructure evolve, and organization professionalize. But more than that, I saw a royal intuition proven right, year after year. What strikes me today, looking back, is not just the event's longevity. It is its coherence. Nothing was left to chance. The choice of courses, the quality of hospitality, the attention to detail... all of it meets one demand: to make Morocco a reference. And then there is that human dimension, often overlooked in official reports. The encounters, the chats by the green, the bonds forged over the years. Najib Salmi is no longer here to share this moment, but I know he would have savored it, like me, this continuity. We had begun this adventure almost as curious onlookers; today we see it consecrated. Fifty editions later, the Hassan II Trophy is far more than a tournament. It is a legacy. That of a king whom history will surely remember as one of the greatest of the Alaouite dynasty, not only for his political acumen, but for his ability to see far, very far ahead. Today, the vision is renewed. His Majesty King Mohammed VI has revitalized the approach with vigor, and His Royal Highness Prince Moulay Rachid ensures it translates into reality in the best possible way. And I, a mere chronicler of this long span of time, today measure the privilege of having been there at the beginning... and of still being here to recount its trajectory and savor the spectacle with the pride of a fulfilled citizen living his Moroccan identity.