Pensez le Futur.

La mémoire dans la peau 3001

Aéroport de casa, sortie de terminal 2. J' attends tranquillement l atterrissage de mes deux oiseaux préférés. Les avions en retard se multiplient et la foule de ceux qui les attendent s agrandit considérablement. Petit a petit, une brise, jusqu' ici salvatrice en cette nuit d été, se met a transporter un mélange pour le moins inédit : entre les parfums qui ont servi de gel douche pour certains, et la fin de l effet protecteur des deo a faible espérance de vie d autres, j avais l impression que j étais dans un rayon Sephora en plein milieu d une salle de muscu au pic de sa fréquentation. Pour ne rien arranger, voilà que la batterie de mes écouteurs a décidé de rendre son âme au plus grand malheur de la mienne. L effondrement de ma forteresse sonore , les agressions olfucktives répétées et l attente qui se prolonge commencent a sérieusement peser sur mon humeur. C est à ce moment que mon voisin de droite demande a celui de gauche un partage de connexion 4g pour envoyer un message urgent. En temps normal, je n aurais accordé aucune importance a cette situation. Seulement, mon irritabilité grandissante ainsi que mon égo ( quel con celui la), révolté a l idée qu'un parfait inconnu ait jugé que je n avais pas une tête a rendre service , m'ont poussé a lui demandé pourquoi ce n était pas a moi , son voisin direct, qu' il avait posé la question. Mon imagination avait déjà élaboré plusieurs réponses possibles mais la sienne fut étonnante voire déconcertante : 'aah t es marocain ??? je pensais que t étais africain et mon français est fracassé(traduction mot à mot)'. Un 'comment ça africain ????parce que les marocains sont d origine suédoise ????' avait entamé un sprint sur ma langue pour quitter ma bouche mais mon cerveau l a fait trébucher juste avant la ligne d arrivée et j ai préféré écourter notre échange. On m a souvent attribué différentes nationalités allant de l’Asie du sud-est a l Amérique latine, en passant par l Afrique bien sur mais ça ne m arrivait qu'en dehors du Maroc. Bizarrement, depuis quelques années, les 'aaah t es marocain ??', 'tu viens d arriver ??', ' tu parles bien Darija' et les 'tu viens d ou ?? ' auquel je répond non sans cynisme 'merci, j ai un super dermato' se répètent de manière de plus en plus régulière de la part mes chers concitoyens. Alors, est ce que le nombre de subsahariens , et non pas africains car jusqu'à nouvel ordre nous le sommes tous, est tellement important aux yeux de certains que la probabilité qu'un noir soit marocain se réduit de jour en jour. Ou est ce que certains ont oublié qu' il y avait, qu' il y a et qu' il y aura toujours des marocains noirs. Ou est ce que ce' tu es d’où ??' est tout simplement une question parmi tant d autres , devenue réflexe, sans réelle réflexion mais malheureusement sans la moindre considération pour celui a qui on la pose. Ce genre de questions dont notre société a le triste secret. J’espère sincèrement que ma réaction est exagérée, qu'il n y a pas une forme de communautarisme visuel qui s installe parmi nous et surtout que les marocains ne sont pas en train de perdre la mémoire de leurs couleurs. J'ai peut être un super dermato , mais ces questions commencent a sérieusement me hérisser la peau. Un MAROCAIN NOIR, parmi tellement d autres..
Fouad bakal Fouad bakal

Fouad bakal

Mon Maroc me passionne et mes concitoyens me fascinent. j observe, je commente et j analyse. Activité préférée: soulever des questions , en poser certaines et en laisser d autres en suspens … bienvenus dans ma tete.


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Afrique, la part du sport dans l'économie 2637

Il est difficile d’évaluer la véritable part du sport dans le PIB sur l’ensemble du continent africain, comme il est clair que cette part varie beaucoup d’un pays à un autre. Au Maroc par exemple cette part est estimée à 1%. L’étude des parts de marché dans le business du sport montre aussi que l’Afrique ne ramasse que des miettes. L’Afrique est à peine présente dans les statistiques mondiales. Le continent subit la mondialisation mais n’en profite que très peu. L’Afrique ne joue que le rôle de la réserve de talents ; une sorte de pépinière. La faiblesse du poids de l’Afrique dans l’économie mondiale se trouve ici criarde. Le continent ne profite que peu de la manne financière du sport, exactement comme elle ne profite que peu de la valeur juste des richesses qu’elle offre « généreusement » à l’économie mondiale. La nature même de l’activité sportive génère cette situation anachronique. Le sport en Amérique ou en Europe et de plus en plus en Asie également, vit en partie grâce aux talents que seule l’Afrique peut fournir au plan génétique et phénotypique. De très nombreux sports et notamment les plus populaires et les plus porteurs économiquement, requièrent des qualités particulières et un potentiel humain qui cadrent parfaitement avec le type de jeunes dont l’Afrique regorge. C’est quasiment le seul continent à offrir cette particularité. Il y a aussi l’économie informelle qui s’est installée comme un palliatif salvateur pour les jeunes puisque leur permet de bénéficier d’équipements sportifs bon marché. Même contrefait ou de seconde main, ces équipements notamment individuels permettent tout de même une certaine pratique à un certain niveau. Cette activité informelle, si encouragée et guidée, peut constituer les bases d’une économie sportive locale et passer dans le formel. Aziz Daouda

La gouvernance du sport en Afrique 2476

A chaque fois que la question du sport en Afrique est soulevée, son développement, ses réalisations, ses déboires, son ascension et le plus souvent à l’occasion de ses débâcles, la question de sa gouvernance est simultanément posée, avec ce qui s’en suit comme débats et problématique liée au concept de bonne gouvernance ; en opposition tacite à ce qui serait une mauvaise gouvernance. Ce concept de bonne gouvernance est en fait évoqué dès lors que la question à traiter est complexe et ou insuffisamment comprise. Le concept de bonne gouvernance est évoqué à chaque fois qu’il est difficile d’expliquer un résultat jugé décevant, à chaque fois que l’on cherche en fait à cacher l’incompréhension d’une situation et peut être même à dissimuler une probable incompétence à traiter d’une problématique donnée. En fait au lieu d’aller creuser et déterrer les raisons profondes, les explications plausibles, les atouts et les faiblesses du sport africain pour d’abord le comprendre et ensuite raisonner avec des données tangibles, on va se contenter au mieux de faire du benchmark, et de façon très simpliste dire que le sport africain souffre d’une seule et unique flétrissure : la mauvaise gouvernance. La question est bien plus complexe à partir même du fait que le concept sport est généralement lui-même mal défini et que le cœur des métiers du sport se trouve peu ou pas défini, peu ou pas compris et pris en compte ; il s’agit bien évidement de la performance sportive, ses déterminants et ses facteurs favorisants ou bloquants. L’Afrique, ses particularités géographiques, historiques et démographiques, ses spécificités sociologiques et politiques multiples, sont rarement prises en compte quand on évoque la question sportive. Le continent est vu comme un tout linéaire sans relief. Pour expliquer un résultat sportif, le lien est rarement fait avec un bon nombre de facteurs sou jacents voir déterminants. L’Afrique, compte tenu de la déformation de sa représentation géographique imagée, la montrant beaucoup plus petite qu’elle ne l’est en fait dans la réalité, à l’échelle du globe, est regardée exactement comme le continent européen surement beaucoup plus petit mais surdimensionné. Peu sont ceux qui évoquent les dimensions géographiques réelles de l’Afrique et ce qu'elle induit, ses diversités démographiques et ethnographiques, sa grande richesse culturelle due justement à cette diversité. Son histoire récente ayant lourdement impacté son évolution politique, la géographie des pays qui la composent, souvent incohérente ; son fonctionnement économique conséquence d’un passé colonial récent, ne sont jamais mis à l’avant et sont rarement évoqués comme des facteurs limitant ou favorisant l’évolution du sport en Afrique. Or c’est l’ensemble des ces facteurs et d’autres encore qui impactent les activités sportives africaines. D’ailleurs on ne devrait pas parler de Sport africain mais plutôt de Sport en Afrique, tellement les problématiques sont diverses d’une région à l’autre. C’est ainsi qu’il y a lieu tout d’abord, pour cerner aussi précisément que possible la question sportive en Afrique, de revenir à certains fondamentaux, de définir correctement les concepts pour ensuite pouvoir évoquer les pistes d’éventuelles meilleures politiques, meilleures gestions et peut être meilleures gouvernances. C’est sans doute l’unique voie pour entrevoir des plans de développement plus efficients. Cette approche est nécessaire et incontournable pour pouvoir échafauder et concevoir de véritables stratégies de développement, qui de surcroit, devraient s’imbriquer obligatoirement dans des stratégies globales de développement de l’humain. Aziz Daouda

Conversations et monologues 2864

Un soir, l'idée a commencé à germer... Cela faisait déjà des années que j'avais cette idée qui revenait régulièrement. Pourquoi pas un livre... ou du moins un recueil de textes?! C'est vrai, aprrès tout, pourquoi pas? Loin de moi la vie trépidante à la Indiana Jones ou à son homonyme féminine Bridget, ma vie a quand-même eu son lot de déconvenues aussi bien que d'instants de grâce qui méritent d'être partagés. Si j'écris, c'est pour que les jeunes (et les moins jeunes) demoiselles se disent "pourquoi pas?"... Inspirer une personne, la tirer vers le haut, faire en sorte qu'elle en veuille plus, plus que ce que la société veut bien lui donner comme rôle, comme place, plus que ce que son entourage veut bien lui donner comme importance... Rebattre les cartes de sa vie pour atteindre les sommets. Non, ces textes ne sont pas un énième papier de motivation à l'américaine, un enième bouquin de coaching sur comment mieux aimer ma vie, ou comment devenir quelqu'un... Non, ces textes sont des parcelles de vie racontées de manière vraie, parfois avec des mots crus. Mais ce partage peut réveiller les consciences, et créer le déclic... Donc oui, finalement, pourquoi pas un livre...