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Le Maroc triomphe à l’ONU mais reste humble et ouvert... l’Algérie répond par le déni... 2386

Le vote du Conseil de Sécurité des Nations Unies, faut-il encore le rappeler, a marqué un tournant décisif pour la diplomatie marocaine et pour l'avenir de la région. « Il y a un avant et un après 31 octobre » a dit Sa Majesté le Roi. Par un soutien large et sans ambiguïté à la position du Royaume, la communauté internationale confirme, une fois de plus, la crédibilité de la démarche marocaine à travers le plan d’autonomie proposé depuis 2007 déjà. En fait, la communauté internationale salue ainsi la stabilité du Maroc en tant qu’acteur régional crédible et met en avant ses efforts incommensurables de mise en valeur des territoires du sud et leur développement spectaculaire au profit de ses citoyens et des populations de la région. Ce succès ne doit rien au hasard: il résulte d’une vision royale pertinente, constante, patiente, ferme et humble, privilégiant le dialogue et la coopération plutôt que la surenchère et la provocation. **Sa Majesté le Roi Mohammed VI n’a jamais cessé ses appels à la raison et à la coopération et ce depuis 26 ans.** Immédiatement après l’annonce des résultats du vote, Sa Majesté a appelé encore une fois au dialogue direct et sincère avec l’Algérie, s’adressant expressément au président Teboune. Le message s’inscrit dans une logique de paix et de responsabilité historique. Le souverain, loin d’être triomphaliste, tend une nouvelle fois la main à un voisin qui persiste à se dérober derrière des slogans dépassés et des postures archaïques. Cette main tendue contraste cruellement avec le discours de rejet, voire de haine, qui domine de l’autre côté de la frontière. Tandis que Rabat multiplie les gestes d’ouverture, Alger reste obstinément fermée à tout dialogue, préférant une posture hautaine, la confrontation stérile et contreproductive à la raison. **Un dépit chronique qui étonnement devient doctrine.** La réaction des médias algériens après le vote du Conseil de Sécurité témoigne d’un état d’esprit marqué par l'infox, la propagande, l’exécration et une animosité méchante et agressive. Certains propos tenus dans une télévision d’État ont même été jusqu’à douter de l’intégrité des États membres ayant soutenu la position du Maroc; d’autres ont évoqué, à peine quelques heures après le scrutin, la possibilité d’un *retour aux armes*, comme si la guerre pouvait pallier un échec diplomatique cuisant. Plus inquiétant encore, des insultes à l'encontre du Maroc, notamment le qualificatif de pays «à la botte des sionistes», révèlent un niveau de nervosité extrême, frisant la perte de contrôle. Le mot «makhzen», sciemment galvaudé, est jeté en pâture entre des débatteurs rivalisant dans le burlesque et la surenchère comique. Se rendent-ils compte que ce langage haineux ne fait que renforcer l’isolement d’Alger? En accusant le monde entier de complotisme, les militaires d'Alger ne savent peut être pas que la diplomatie doit être un espace de crédibilité et de confiance, et non de rancune aveugle. En même temps, le monde observe, et comprend enfin. L’Algérie ne cherche ni ne veut être un partenaire de paix et de construction. Aujourd’hui, la communauté internationale est témoin: le Maroc propose, l’Algérie bloque. Le Maroc construit, l’Algérie détruit. Le Maroc prône la coopération, l’Algérie la confrontation. De Washington à Paris, de Madrid à Dakar, de Séoul à Brasilia, De Riad à Freetown, les capitales ont saisit la différence entre une politique tournée vers l’avenir et une posture figée dans une nostalgie idéologique dépassée, risible. Le Sahara n’est plus une question de propagande régionale, mais un enjeu de stabilité globale: il touche à la sécurité du Sahel, à la lutte contre le terrorisme, et à l’équilibre de tout l’espace nord-africain. **L’obstination de l’Algérie est coûteuse**, et le monde en est lassée. En s’accrochant à un dossier dont elle se dit pourtant «non concernée», l’Algérie s’enferme dans une contradiction insoutenable, dans une attitude accablante. Jusqu’à quand cette situation insoutenable pourra-t-elle perdurer sans que la communauté internationale n'intervienne pour mettre fin à ce soutien évident à un groupe aux activités troubles? Le jour où la lassitude gagnerait un cran de plus, notamment aux États-Unis, ce qui pourrait venir rapidement, alors la tentation de qualifier le Polisario en organisation terroriste deviendrait possible et crédible. C'est tout à fait plausible compte tenu des activités militaires des séparatistes, de leurs liens régionaux avec des groupes reconnus terroriste et de leur implantation dans une zone traversée par tous les trafics aux quels ils participent copieusement. Rien ne l’empêcherait puisque déjà dans le pipe aux Congrès Américain, introduit par Joe Wilson qui cristallise énormément de soutiens. Alger se retrouverait alors dans une posture intenable, responsable d’héberger, financer et armer un groupe terroriste. Une telle dérive exposerait le régime algérien à ses propres contradictions et risques. Les insultes algériennes, responsables et presse confondus, des fois directs, des fois à peine voilées de la France, de l'Espagne, même des USA et maintenant du Conseil de Sécurité aussi et de tous ceux qui soutiennent le Royaume vont finir par faire leur effet. Pousser le Polisario à déclarer ne pas participer aux négociations est juste suicidaire pour Alger. Il ne faut jamais oublier que l’avenir appartient à ceux qui construisent, et celui qui construit, c’est le Maroc, qui a choisi la voie de l’édification d’un avenir meilleur pour lui et pour la région. Le Royaume a opté pour le partenariat et la paix. Il consolide son leadership africain, renforce ses alliances et modernise ses institutions en interne. Sa diplomatie repose sur la confiance, la cohérence et le respect mutuel, des valeurs qui, de plus en plus, distinguent Rabat sur la scène internationale. Pendant que les gouvernants algériens ressassent leurs rancunes, le Royaume trace sa route, fort de ses succès, fidèle à ses principes, ouvert au dialogue mais ferme dans la défense de ses intérêts vitaux. Le message royal est clair. le Maroc ne craint ni la confrontation, ni la désinformation, ni l'infox et préférera toujours la paix fondée sur la responsabilité plutôt que le tumulte de l’orgueil mal placé. Les manifestations joyeuses et hautement significatives des citoyens marocains, immédiatement après l’allocution royale, ont montré au monde que l’affaire du Sahara, pour les Marocains, n’est pas qu’une posture ou un jeu de puissance. Conscients de l’enjeu mondial de l’affaire, les manifestants notamment à Laayoune, Boujdour ou Dakhla comme à Tanger ou Agadir, n’ont pas omis de saluer les puissances qui ont favorisé le vote de la résolution 27-97, ce 31 octobre 2025. Loin de moquer les algériens, ils ont fêté pour eux mêmes et pour le monde libre. Ici l'affaire n'est pas passionnelle mais génétique. L'Algérie et les algériens doivent l'intégrer et sont appelés à y réfléchir. Le vent a tourné pour de bon et à jamais, ce 31 octobre.
Aziz Daouda Aziz Daouda

Aziz Daouda

Directeur Technique et du Développement de la Confédération Africaine d'Athlétisme. Passionné du Maroc, passionné d'Afrique. Concerné par ce qui se passe, formulant mon point de vue quand j'en ai un. Humaniste, j'essaye de l'être, humain je veux l'être. Mon histoire est intimement liée à l'athlétisme marocain et mondial. J'ai eu le privilège de participer à la gloire de mon pays .


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April 6: The Moroccan Idea That Conquered the World... 344

April 6 is now etched into the global calendar as the International Day of Sport for Development and Peace. A celebration championed by the United Nations, echoed across all continents, and enthusiastically embraced by millions of athletes, institutions, and enthusiasts. Yet behind this worldwide recognition lies an origin that often goes unnoticed. It’s a Moroccan idea, that of Hamid Kamal Lahlou. The irony is striking. While the world fervently celebrates this day, Morocco—the birthplace of the initiative—sometimes seems to lag behind, as if hesitating to fully claim its paternity. Yes, there have been scattered initiatives and events here and there. But they fall far short of what we might have hoped for. We won’t list the few organized manifestations, so as not to ruffle feathers by omitting any. In any case, there are no major events from the sports authorities, such as the ministry, the National Olympic Committee, or the major Royal Moroccan Sports Federations. Is this simply an oversight, or a more subtle form of distancing? The question deserves to be asked, especially when you know the personality of its originator. Kamal Lahlou is not a consensual figure. Journalist, sports leader, communicator, he has established himself over decades as a singular voice in Morocco’s media and sports landscape. His career is dense: former handball player, originally a physical education teacher and inspector, committed actor in the development of national sports, he has held important responsibilities, notably within the Moroccan National Olympic Committee and the Association of African National Olympic Committees. He remains president of the Royal Moroccan Weightlifting Federation and vice-president of the Mohammed VI Sports Champions Foundation. But beyond titles and roles, it’s his words that stand out and his stance that impresses. Direct, clear, often critical, Lahlou disturbs as much as he inspires. He practices neither doublespeak nor complacency. In an environment where restraint is sometimes elevated to an implicit rule, his frankness cuts through. He points out shortcomings, challenges decision-makers, and defends a demanding vision of sport as a lever for development and national influence. This positioning has earned him as many admirers as detractors and doubtless even more denigrators. Some praise his courage and consistency, others reproach him for a tone deemed too incisive. Still others find nothing to fault him for, yet behind his back, lavish him with gratuitous reprimands. But all agree on one point: Kamal Lahlou is an incontournable figure, impossible to ignore. His patriotism admits no ambiguity. Behind every statement, every critique, emerges a clear ambition: to see the Kingdom take the place it deserves on the international sports scene. The April 6 Day fits precisely into this logic. By proposing to dedicate a date to sport as a vector for peace and development, Lahlou sought not personal legitimation, but recognition of the fundamental role sport can play in modern societies. He thus transcribed, in his own way, the royal vision of sport and the role the country can play on a universal scale in service of peace. So why this relative discretion in Morocco around this day? Is it the price to pay for free speech? The backlash of rivalries that have no place? An implicit way to marginalize a figure deemed too independent? A means to silence an ambitious voice? Or simply a deficit of collective memory? Whatever the answers, or the answer, one reality remains. April 6 is an idea born in Morocco, carried by a Moroccan, and adopted by the entire world. At a time when the country seeks to strengthen its soft power and highlight its successes, it might be time to reconcile origin and celebration. For recognizing this initiative to Kamal Lahlou is not just about honoring a man. Does he really need it? It’s rather about embracing a part of contemporary national and global sports history, and reminding that beyond infrastructure and performances, ideas too can change the world. And if it’s the Kingdom of Morocco at the origin, that’s even better.