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Guterres snobe Attaf à Luanda : l’ONU rompt avec l’impolitesse algérienne sur le Sahara 2599

Lors du sommet Afrique-Europe tenu à Luanda, un incident filmé et diffusé, avec en scène, António Guterres, Secrétaire Général de l’ONU, et Ahmed Attaf, ministre algérien des Affaires étrangères, a mis en lumière de manière spectaculaire une tension diplomatique profonde. Une vidéo montrant ce moment est rapidement devenue virale sur les réseaux sociaux, suscitant un vif débat et plein de moqueries. Le geste brusque de Guterres, qui a adressé un salut formel et froid avant de tourner précipitamment le dos à Attaf, alors que ce dernier tentait désespérément d’échanger avec lui, dépasse la simple maladresse protocolaire. Le geste est parfaitement volontaire. Il symbolise de façon frappante une relation conflictuelle, chargée d'agacement entre l’ONU et l’Algérie, le Secrétaire Général affichant ainsi une posture claire de l’institution; on ne peut plus officielle. À un niveau diplomatique aussi élevé, les gestes ne sont jamais anodins ni improvisés. Guterres, en fin de mandat, n’a plus de temps ni de patience pour tolérer certains comportements, y compris ceux d’un ministre des Affaires étrangères d'un pays à l'insistance harcelante, éreintante, assommante. Politiquement, ce refus de l’échange public ne peut s’interpréter comme un simple accident ou hasard. Il s’agit d’une manifestation explicite d’exaspération face à la posture adoptée par l’Algérie. Il montre aussi que le Ministre n'a sans doute pas réussi à avoir une entrevue avec le Secrétaire Général. Le contexte est lourd : la question du Sahara marocain anime une dynamique tendue par une Algérie poursuivant une stratégie offensive et systématique de contestation des rapports et résolutions onusiens, accusant l’ONU de partialité. Alger adopte un discours de soi-disant neutralité, qui masque maladroitement la réalité. C'est elle qui entretient le conflit et l'alimente depuis qu'elle l'a engendré avec la Libye de Kadhafi voilà un demi-siècle déjà. Et ça tout le monde le sait... Le pouvoir algérien ne cesse de critiquer l’ONU dans ses médias officiels, usant fréquemment d’invectives parfois surprenantes en diplomatie. Aucun des pays, ayant reconnu la marocanité du Sahara ex espagnol, ni leurs dirigeants, de Donald Trump à Pedro Sánchez, en passant par Emmanuel Macron jusqu’au Cheikh Mohammed ben Zayed, n’a échappé à ces attaques acerbes et aux insultes des médias officiels et acolytes d'Alger. Israël et le sionisme aussi y sont mêlés, comme par magie. Tout est bon pour faire bomber le torse au vaillant peuple algérien, auquel on fait croire à son rôle de gardien du temple de la liberté et de la démocratie, en attendant qu'arrivent sur les étals: huile, semoule, lentilles et haricots. Une telle débauche d’impolitesse politique est inédite au niveau international. Le discours de Amar Bendjama, représentant de l'Algérie, après le vote de la résolution 2797 était dans ce texte, particulièrement révélateur, mêlant mimique dédaigneuse et propos irrespectueux envers le Conseil de Sécurité de l’ONU. Ce climat de tensions répétitives a engendré un véritable blocage diplomatique pour Alger, cherchant désespérément à influencer les mécanismes des Nations Unies par des pressions publiques répétées, en rupture avec les usages traditionnels de la diplomatie. Alger s'est faite avoir à son propre jeu. Le geste de Guterres peut être lu comme un signal politique fort, un rejet tacite d’une posture jugée déstabilisante et contre-productive, d'Alger. Par ce geste, le Secrétaire Général envoie un message clair au ministre algérien : « ça suffit ». Gageons qu'il n'en tiendra pas compte. L'entêtement est génétique en Algérie. Mais jusqu'à quand peut on se questionner. Cet épisode s’inscrit dans un contexte géopolitique plus large, où les divisions autour de questions clés affaiblissent la capacité de l’ONU à jouer son rôle d’arbitre crédible. Pour une fois que le Conseil de Sécurité arrive à voter à la quasi unanimité un texte sur un conflit qui n'a que trop durer, il est difficile d'accepter encore les tribulations d'un pays dont les agissements coutent cher à toute une région depuis trop longtemps. L’Algérie, quasi-exclusive défenseure internationale de ce qu’elle appelle « le peuple sahraoui », entité contestée hors de son propre lexique, se retrouve de plus en plus isolée sur la scène mondiale. L’image d’un ministre algérien ignoré dans un sommet d’une telle envergure illustre bien l’affaiblissement du poids politique d’Alger dans ces enceintes multilatérales. Pendant ce temps, le Maroc renforce son influence diplomatique à la fois régionale et globale. Enfin, ce geste dépasse la seule dimension individuelle : il traduit une rupture symbolique dans les relations entre Alger et l’ONU, exacerbée par la récente résolution onusienne mentionnant clairement les quatre parties au différend du Sahara marocain. Après un effort d’Alger pour minimiser et déformer cette résolution, sa réaction souvent véhémente ainsi que ses critiques publiques ont fini par irriter certains hauts responsables onusiens, ce qui explique en partie la brusquerie de Guterres. Alger n'a plus aucun choix sinon que celui de s'assoir à la table des négociations. Son nom est explicitement cité aux cotés de son rejeton le polisario, de la Mauritanie et du Maroc. A l'ordre du jour une seule solution, celle de l'autonomie sous souveraineté marocaine. Difficile à digérer pour Alger qui même à l'occasion du sommet du G20, n'est point arrivé à piper mot sur le Sahara Marocain. Pourtant le sommet se tenait en Afrique du Sud, véritable soutien d'Alger pour encore quelques temps. Au-delà de ce seul incident, cet épisode rappelle les limites de la diplomatie informelle dans les grands forums internationaux, où l’insistance hors protocole d’un acteur jugé agressif se heurte à la nécessité d’équilibre et de rigueur des interactions. Par ce geste, Guterres lance non seulement un avertissement diplomatique, mais également un rejet politique clair, témoignant de l’irritation croissante autour du dossier du Sahara Marocain, d’autant plus que les grandes puissances ont décidé publiquement de mettre fin à ce qu’elles considèrent comme un caprice algérien. Pendant longtemps elles ont tolérés les agissements hors sol des gouvernants algériens sans doute dans l'attente d'une prise de conscience de ces derniers, de leur bêtise. Ils se sont montrés incapables de raison malgré les appels répétés à la réconciliation du Souverain Marocain. Les enjeux géopolitiques en Méditerranée et en Afrique sont trop importants pour que la communauté internationale continue à tolérer les agissements d’un pays qui a fait de la déstabilisation régionale sa doctrine. L'Algérie n’aura réussi, au final, qu’une terminologie nouvelle: celle de «Sahara occidental». C’est justement, aujourd'hui, ce qui a ravivé la question du «Sahara oriental». De plus en plus, les jeunes puisent dans l’histoire et publient les preuves de la marocanité de ces territoires rattachés par la France à sa colonie d’alors...
Aziz Daouda Aziz Daouda

Aziz Daouda

Directeur Technique et du Développement de la Confédération Africaine d'Athlétisme. Passionné du Maroc, passionné d'Afrique. Concerné par ce qui se passe, formulant mon point de vue quand j'en ai un. Humaniste, j'essaye de l'être, humain je veux l'être. Mon histoire est intimement liée à l'athlétisme marocain et mondial. J'ai eu le privilège de participer à la gloire de mon pays .


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April 6: The Moroccan Idea That Conquered the World... 55

April 6 is now etched into the global calendar as the International Day of Sport for Development and Peace. A celebration championed by the United Nations, echoed across all continents, and enthusiastically embraced by millions of athletes, institutions, and enthusiasts. Yet behind this worldwide recognition lies an origin that often goes unnoticed. It’s a Moroccan idea, that of Hamid Kamal Lahlou. The irony is striking. While the world fervently celebrates this day, Morocco—the birthplace of the initiative—sometimes seems to lag behind, as if hesitating to fully claim its paternity. Yes, there have been scattered initiatives and events here and there. But they fall far short of what we might have hoped for. We won’t list the few organized manifestations, so as not to ruffle feathers by omitting any. In any case, there are no major events from the sports authorities, such as the ministry, the National Olympic Committee, or the major Royal Moroccan Sports Federations. Is this simply an oversight, or a more subtle form of distancing? The question deserves to be asked, especially when you know the personality of its originator. Kamal Lahlou is not a consensual figure. Journalist, sports leader, communicator, he has established himself over decades as a singular voice in Morocco’s media and sports landscape. His career is dense: former handball player, originally a physical education teacher and inspector, committed actor in the development of national sports, he has held important responsibilities, notably within the Moroccan National Olympic Committee and the Association of African National Olympic Committees. He remains president of the Royal Moroccan Weightlifting Federation and vice-president of the Mohammed VI Sports Champions Foundation. But beyond titles and roles, it’s his words that stand out and his stance that impresses. Direct, clear, often critical, Lahlou disturbs as much as he inspires. He practices neither doublespeak nor complacency. In an environment where restraint is sometimes elevated to an implicit rule, his frankness cuts through. He points out shortcomings, challenges decision-makers, and defends a demanding vision of sport as a lever for development and national influence. This positioning has earned him as many admirers as detractors and doubtless even more denigrators. Some praise his courage and consistency, others reproach him for a tone deemed too incisive. Still others find nothing to fault him for, yet behind his back, lavish him with gratuitous reprimands. But all agree on one point: Kamal Lahlou is an incontournable figure, impossible to ignore. His patriotism admits no ambiguity. Behind every statement, every critique, emerges a clear ambition: to see the Kingdom take the place it deserves on the international sports scene. The April 6 Day fits precisely into this logic. By proposing to dedicate a date to sport as a vector for peace and development, Lahlou sought not personal legitimation, but recognition of the fundamental role sport can play in modern societies. He thus transcribed, in his own way, the royal vision of sport and the role the country can play on a universal scale in service of peace. So why this relative discretion in Morocco around this day? Is it the price to pay for free speech? The backlash of rivalries that have no place? An implicit way to marginalize a figure deemed too independent? A means to silence an ambitious voice? Or simply a deficit of collective memory? Whatever the answers, or the answer, one reality remains. April 6 is an idea born in Morocco, carried by a Moroccan, and adopted by the entire world. At a time when the country seeks to strengthen its soft power and highlight its successes, it might be time to reconcile origin and celebration. For recognizing this initiative to Kamal Lahlou is not just about honoring a man. Does he really need it? It’s rather about embracing a part of contemporary national and global sports history, and reminding that beyond infrastructure and performances, ideas too can change the world. And if it’s the Kingdom of Morocco at the origin, that’s even better.