Pensez le Futur.

Ramadan in Morocco: The Holy Month in the Mirror of Our Excesses... 9293

As Ramadan is here, Morocco shifts its rhythm and clock. Streets slow down by day and light up at night. Mosques fill up, hearts tighten around the essentials: faith, patience, solidarity, piety. *On paper, Ramadan is a month of restraint, piety, and self-focus. In economic reality, it paradoxically becomes a month of excess and waste. In fact, one must conclude with the paradox of the Moroccan table.* A few hours before iftar, markets burst with activity. Bags overflow. Baskets grow heavy. Bills do too. According to data from the High Commission for Planning, food already accounts for the largest share of Moroccan household budgets, especially for modest classes. **During Ramadan, food spending rises sharply, sometimes significantly, per consumption surveys, due to concentrated purchases over a short period and social pressure around the iftar table. Social pressure, but also pressure from the media, particularly television.Citizens are bombarded with messages promoting consumption as a marker of social success.** This translates to an 18% increase in spending. That's no small thing. It also means a sharp rise in demand for food products, not always necessities, putting upward pressure on prices. Yet, a non-negligible portion of this food sadly ends up in the trash. Levels can be alarming. Dumpsters overflow with prepared foods, cakes, pastries, bread, and other flour, butter and sugar based preparations. **According to a FAO study, this waste can reach nearly 85%.** In other words, a citizen spending 1,000 dirhams on food staples throws away the equivalent of 850 dirhams as waste. Astonishing. *Food waste in Morocco is structural, as highlighted by several FAO-backed studies. Ramadan amplifies it through multiplied dishes, domestic overproduction, impulse buys, and abundance seen as synonymous with hospitality and well-being.* The paradox is cruel: at the very moment spirituality calls for moderation, society settles into a display of abundance, in response to a silent social pressure. *Waste isn't just an economic issue. It's become cultural. Overall, a Moroccan citizen throws away about 132 kg of food per year, per a UNEP study. The FAO says 91 kg. Ramadan contributes significantly.* **The ftour or Iftar table has become a space of social representation. Failing to multiply dishes is sometimes seen as a lack of generosity, even stinginess. Chebakia, briouates, harira, multiple juices: the implicit norm demands variety. People put on airs. Ramadan's founding values take a serious hit. Sobriety is forgotten.** This pressure weighs even more on modest households, as recent years' food inflation has eroded purchasing power. When budgets are tight eleven months out of twelve, Ramadan becomes a month of disproportionate financial strain. The holy month turns into a tough budgetary equation. The media have crafted a "Ramadan spectacle." At nightfall, a near-generalized ritual begins: television. National channels concentrate their prime programming around the post-iftar slot. Light series, repetitive sitcoms, hidden cameras, family-oriented telefilms. All backed by unprecedented advertising bombardment. Ramadan has become peak advertising season. Food ads multiply, processed products invade screens, and commercial logic overshadows educational or cultural missions. The month of spirituality becomes an audience battle. Television doesn't create overconsumption alone, but it accompanies it, normalizes it, and sometimes celebrates it. Spirituality is thus put to the test. Ramadan is meant to teach hunger to better understand those who suffer from lack. Yet the contrast is striking: while some families struggle to provide essentials, others throw away surpluses. This contradiction raises questions about the responsibility of public authorities and media figures. Morocco isn't alone. In several Muslim countries, international organizations warn annually about the waste peak during the holy month. It's a recurring issue in regional public policies. But beyond the numbers, the question is moral: how to reconcile fasting and excess? How to preach restraint while practicing abundance? How to refocus the holy month? The solution isn't guilt-tripping or punitive. It's cultural. The duty today is to: - Rehabilitate simplicity in religious discourse. - Value modest tables as a sign of awareness, not poverty. - Encourage food redistribution initiatives. - Rebalance audiovisual programming with more educational, social, and spiritual content. Ramadan doesn't need to be spectacular to be intense. It doesn't need to be costly to be noble. It doesn't need to be abundant to be generous. Ultimately, the question isn't just economic. It's existential: Do we want to *live* Ramadan... or *consume* it? **Waste is unacceptable. Religion explicitly condemns it.**
Aziz Daouda Aziz Daouda

Aziz Daouda

Directeur Technique et du Développement de la Confédération Africaine d'Athlétisme. Passionné du Maroc, passionné d'Afrique. Concerné par ce qui se passe, formulant mon point de vue quand j'en ai un. Humaniste, j'essaye de l'être, humain je veux l'être. Mon histoire est intimement liée à l'athlétisme marocain et mondial. J'ai eu le privilège de participer à la gloire de mon pays .


9500

33.0

Afrique, la part du sport dans l'économie 2674

Il est difficile d’évaluer la véritable part du sport dans le PIB sur l’ensemble du continent africain, comme il est clair que cette part varie beaucoup d’un pays à un autre. Au Maroc par exemple cette part est estimée à 1%. L’étude des parts de marché dans le business du sport montre aussi que l’Afrique ne ramasse que des miettes. L’Afrique est à peine présente dans les statistiques mondiales. Le continent subit la mondialisation mais n’en profite que très peu. L’Afrique ne joue que le rôle de la réserve de talents ; une sorte de pépinière. La faiblesse du poids de l’Afrique dans l’économie mondiale se trouve ici criarde. Le continent ne profite que peu de la manne financière du sport, exactement comme elle ne profite que peu de la valeur juste des richesses qu’elle offre « généreusement » à l’économie mondiale. La nature même de l’activité sportive génère cette situation anachronique. Le sport en Amérique ou en Europe et de plus en plus en Asie également, vit en partie grâce aux talents que seule l’Afrique peut fournir au plan génétique et phénotypique. De très nombreux sports et notamment les plus populaires et les plus porteurs économiquement, requièrent des qualités particulières et un potentiel humain qui cadrent parfaitement avec le type de jeunes dont l’Afrique regorge. C’est quasiment le seul continent à offrir cette particularité. Il y a aussi l’économie informelle qui s’est installée comme un palliatif salvateur pour les jeunes puisque leur permet de bénéficier d’équipements sportifs bon marché. Même contrefait ou de seconde main, ces équipements notamment individuels permettent tout de même une certaine pratique à un certain niveau. Cette activité informelle, si encouragée et guidée, peut constituer les bases d’une économie sportive locale et passer dans le formel. Aziz Daouda

La gouvernance du sport en Afrique 2517

A chaque fois que la question du sport en Afrique est soulevée, son développement, ses réalisations, ses déboires, son ascension et le plus souvent à l’occasion de ses débâcles, la question de sa gouvernance est simultanément posée, avec ce qui s’en suit comme débats et problématique liée au concept de bonne gouvernance ; en opposition tacite à ce qui serait une mauvaise gouvernance. Ce concept de bonne gouvernance est en fait évoqué dès lors que la question à traiter est complexe et ou insuffisamment comprise. Le concept de bonne gouvernance est évoqué à chaque fois qu’il est difficile d’expliquer un résultat jugé décevant, à chaque fois que l’on cherche en fait à cacher l’incompréhension d’une situation et peut être même à dissimuler une probable incompétence à traiter d’une problématique donnée. En fait au lieu d’aller creuser et déterrer les raisons profondes, les explications plausibles, les atouts et les faiblesses du sport africain pour d’abord le comprendre et ensuite raisonner avec des données tangibles, on va se contenter au mieux de faire du benchmark, et de façon très simpliste dire que le sport africain souffre d’une seule et unique flétrissure : la mauvaise gouvernance. La question est bien plus complexe à partir même du fait que le concept sport est généralement lui-même mal défini et que le cœur des métiers du sport se trouve peu ou pas défini, peu ou pas compris et pris en compte ; il s’agit bien évidement de la performance sportive, ses déterminants et ses facteurs favorisants ou bloquants. L’Afrique, ses particularités géographiques, historiques et démographiques, ses spécificités sociologiques et politiques multiples, sont rarement prises en compte quand on évoque la question sportive. Le continent est vu comme un tout linéaire sans relief. Pour expliquer un résultat sportif, le lien est rarement fait avec un bon nombre de facteurs sou jacents voir déterminants. L’Afrique, compte tenu de la déformation de sa représentation géographique imagée, la montrant beaucoup plus petite qu’elle ne l’est en fait dans la réalité, à l’échelle du globe, est regardée exactement comme le continent européen surement beaucoup plus petit mais surdimensionné. Peu sont ceux qui évoquent les dimensions géographiques réelles de l’Afrique et ce qu'elle induit, ses diversités démographiques et ethnographiques, sa grande richesse culturelle due justement à cette diversité. Son histoire récente ayant lourdement impacté son évolution politique, la géographie des pays qui la composent, souvent incohérente ; son fonctionnement économique conséquence d’un passé colonial récent, ne sont jamais mis à l’avant et sont rarement évoqués comme des facteurs limitant ou favorisant l’évolution du sport en Afrique. Or c’est l’ensemble des ces facteurs et d’autres encore qui impactent les activités sportives africaines. D’ailleurs on ne devrait pas parler de Sport africain mais plutôt de Sport en Afrique, tellement les problématiques sont diverses d’une région à l’autre. C’est ainsi qu’il y a lieu tout d’abord, pour cerner aussi précisément que possible la question sportive en Afrique, de revenir à certains fondamentaux, de définir correctement les concepts pour ensuite pouvoir évoquer les pistes d’éventuelles meilleures politiques, meilleures gestions et peut être meilleures gouvernances. C’est sans doute l’unique voie pour entrevoir des plans de développement plus efficients. Cette approche est nécessaire et incontournable pour pouvoir échafauder et concevoir de véritables stratégies de développement, qui de surcroit, devraient s’imbriquer obligatoirement dans des stratégies globales de développement de l’humain. Aziz Daouda

Conversations et monologues 2906

Un soir, l'idée a commencé à germer... Cela faisait déjà des années que j'avais cette idée qui revenait régulièrement. Pourquoi pas un livre... ou du moins un recueil de textes?! C'est vrai, aprrès tout, pourquoi pas? Loin de moi la vie trépidante à la Indiana Jones ou à son homonyme féminine Bridget, ma vie a quand-même eu son lot de déconvenues aussi bien que d'instants de grâce qui méritent d'être partagés. Si j'écris, c'est pour que les jeunes (et les moins jeunes) demoiselles se disent "pourquoi pas?"... Inspirer une personne, la tirer vers le haut, faire en sorte qu'elle en veuille plus, plus que ce que la société veut bien lui donner comme rôle, comme place, plus que ce que son entourage veut bien lui donner comme importance... Rebattre les cartes de sa vie pour atteindre les sommets. Non, ces textes ne sont pas un énième papier de motivation à l'américaine, un enième bouquin de coaching sur comment mieux aimer ma vie, ou comment devenir quelqu'un... Non, ces textes sont des parcelles de vie racontées de manière vraie, parfois avec des mots crus. Mais ce partage peut réveiller les consciences, et créer le déclic... Donc oui, finalement, pourquoi pas un livre...