Think Forward.

Journal de voyage #4: Côte est Australienne en minivan 4606

Comme je l’ai dit a la fin de l’article précédent, le voyage a été long, environ 35h, incluant 2 escales de 5h à Addis Abbeba et Singapour pour arriver à Melbourne. Nous avons prévu 3 nuits d’hôtel avant de louer un minivan pour notre road trip le long de la côte est Australienne. En plus du dépaysement arrivant dans une grande ville moderne en arrivant à l’hôtel, un perroquet blanc à crête jaune perché sur lampadaire nous montre qu’on est quand même loin de chez nous. Pendant notre repos nous prenons le temps de visiter Melbourne et de retrouver un collègue d’il y a presque 10 ans. Une superbe journée passée ensembles à visiter un musée, la bibliothèque, boire un verre en terrasse sur un toit et surtout bavarder! Il y a des personnes que l’on retrouve après des années avec la sensation qu’on s’était vu la veille… Le jours du départ du road trip est arrivé, nous prenons en main les clés de notre maison et moyen de transport pour le mois qui vient. C’est un minivan avec un petit étage couchette, ce qui permet a mon fils d’avoir un lit. C’est plus cher qu’une tente mais beaucoup moins pénible à transformer tous les soirs que de déployer une tente et ranger le lendemain. Et puis vu la réputation de l’Australie en tant que territoire assez hostile à l’humain, nous serons plus à l’aise dans le van qu’au sol. Les lits s’avèrent très confortables. Nous commençons par longer la côte au sud-ouest de Melbourne nommée Great Ocean Road. Elle porte bien son nom. Les bords de mer sont vallonnés et donnent des vues plongeantes magnifiques sur l’océan d’un bleu vif époustouflant. Dès le lendemain nous faisons connaissance avec la faune locale lors d’une randonnée à Kenneth River : koalas, wallabies et kangourous. En continuant sur la Great Ocean Road, nous visitons les falaises vertigineuses des Twelve Apostles. Nous repartons ensuite vers l’est de Melbourne pour passer deux nuis au Wilson Promontory. C’est une montagne en bord de mer, dans un parc national. Une randonnée relativement physique de 1h30 de dénivelé positif corsé nous offre une vue panoramique sur le parc. La côte alterne entre Montagnes et plages. Encore un point de vue à couper le souffle. Décidément nous sommes gâtés. Mais ce n’est pas que notre vue qui est stimulée, depuis le début de notre road trip, en traversant les forêts d’eucalyptus, l’odeur qui s’en dégage est très agréable. Après les deux nuits dans ce parc, nous trouvons en dernière minute un petit bar/bistro qui accepte les campeurs gratuitement en arrière sur son terrain: le Bellbird. Nous y faisons de belles rencontres. Le propriétaire, Gary, et un couple de personnes assez âgées voyageant en caravane (lui a 78 ans). Nous buvons une bière tous ensemble et sympathisons avec le couple. En retournant vers notre campeur pour faire notre souper, ils nous offrent d’ouvrir une bouteille de vin, un shiraz 2022. Il est délicieux, complexe, pas trop tannique. Nous partageons nos plans de voyage, nous voulons aller vers Canberra et faire une dégustation de vin. Ils sont justement à la fin de leur voyage de 3 mois et rentrent chez eux le surlendemain, en banlieue de Canberra. Ils nous offrent de nous héberger. Nous acceptons et en échange je leur cuisine le repas. Nous passons une très belle soirée avec eux. C’est une sensation très bizarre et agréable en même temps d’être autant à l’aise avec des gens que l’on connaît si peu. Nous continuons le lendemain en direction de la côte. Arrivés a Sydney, sur conseil de nos nouveaux amis, nous établissons notre camp de base dans un camping un peu en dehors de la ville. Il y a des bus nautiques efficaces et à un prix dérisoire comparé au prix des stationnements. Nous arrivons donc en bateau au centre ville juste à côté du fameux opéra. Nous faisons un tour dans le quartier se situant a l’ouest pour cette première journée. Le lendemain, nous revenons au centre ville mais la météo est un peu moins clémente. Il pleut. Nous en profitons pour visiter le musée Hyde Park Barracks qui explique comment les premiers forçats on construit ce bâtiment ainsi que les premiers édifices et routes de la ville. Nous faisons quelques tours dans les boutiques et croisons beaucoup de monde, nous n’y étions plus habitués. En vérifiant sur nos téléphones, nous réalisons que c’est le Black Friday! Après ce bain de foule, retour à la nature pour une randonnée dans les blue mountains au nord ouest de Sydney. Ces montagnes sont en fait plutôt des falaises surplombant un canyon. Nous avons de très beaux points de vue, et observons des perroquets qui y planent. Nous retournons ensuite vers la côte, au nord de Sydney. Nous longeons la côte pendant 3 jours entre ballades, baignades et campings au bord de mer. Nous arrivons finalement à Byron Bay. C’est une destination très touristique mais qui mérite sa réputation. Malgré un centre-ville un peu surfait, les plages sont splendides, bordées par des roches formant des petites baies qui permettent d’être à l’abri des différents dangers de la mer: requins, méduses, baïnes etc. Nous en profitons pour faire du kayak en espérant rencontrer des dauphins. Pas de chance pour les dauphins mais nous avons surfé des vagues en kayak ce qui est quant même exceptionnel. Ensuite direction Brisbane où nous nous arrêtons juste une demi journée. Nous appliquons la même méthode qu’à Sydney. Comme une rivière longe la ville, un ferry servant de transport en commun nous amène aux points d’intérêts. Prochain arrêt : la plage de Noosa Heads pour un cours de 2h de surf, toute la famille s’y met et on s’amuse comme des petits fous à essayer de tenir debout sur la planche. Une des meilleurs nuits de sommeil du voyage s’en est suivie. Nous n’étions pas censé aller beaucoup plus au nord que ça mais avons décidé de dépasser le budget pour aller voir la grande barrière de corail. Il y a un départ de Bundaberg, qui est à 3h de route. De là un petit avion de tourisme nous amène à une île nommée Lady Elliot. Il y a juste la place pour une piste d’atterrissage non goudronnée qui traverse l’île et la coupe en deux. D’un côté quelques bungalows et un petit restaurant pour les chanceux qui y passent quelques jours, et de l’autre un lagon où nous faisons de la plongée en masque et tuba. C’est le tout début de la grande barrière de corail à cet endroit et quelle splendeur. Des coraux de toutes les couleurs et littéralement des centaines de poissons de couleurs étincelantes. Pour finir ce road trip, nous avons 3 jours pour retourner à Brisbane et rendre notre campeur. Nous faisons par petits bouts, malheureusement la météo n’est plus vraiment avec nous. Des journées nuageuses avec beaucoup de pluie. Nous arrivons quand même à visiter quelques villes côtières et nous baigner malgré le temps. Après tout, il va falloir s’habituer un peu à l’humidité, c’est c’est la saison des pluies à notre prochaine destination!
Antoine Antoine

Antoine

I am the CTO and co-founder of Bluwr. I love designing and writing scalable code and infrastructure.


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Morocco and the Trust Economy: The Invisible Capital of Development... 260

In the economic history of nations, some assets are visible, such as natural resources, geographical position, infrastructure, or market size. Others, however, are invisible but often decisive. Among them, trust holds a central place and constitutes the true cement of sustainable economies. An economy can survive with few natural resources, but it cannot prosper sustainably without trust. Morocco today has many assets: remarkable political stability, a strategic position, world-class infrastructure, and active economic diplomacy. Yet, the decisive step in development now consists of building a true trust economy, capable of sustainably reassuring citizens, entrepreneurs, and investors. This is not a slogan. Trust is an institutional and cultural architecture that is built over time. It is the primary capital of a modern economy and a determining factor. It reduces transaction costs, encourages investment, facilitates innovation, and stimulates individual initiative. When an entrepreneur knows that the rules of the game are stable, that contracts will be respected, and that justice is swift and independent, he invests more easily. When a citizen trusts the tax administration and institutions, he more willingly accepts taxes and participates in the formal economy. Conversely, a lack of trust generates precautionary behaviors: capital flight, informality, low long-term investment. The economy then becomes cautious, fragmented, and inefficient. For Morocco, the central question is therefore not only to attract investments, but to create an environment where trust becomes a collective reflex. It would be unfair not to recognize the considerable progress made over the past decades. The foundations are solid. The country has massively invested in infrastructure: Tanger Med is today one of the world's most important logistics hubs. Nador and Dakhla are coming soon. Industrial zones have enabled the emergence of high-performing sectors, in the automotive industry with Renault Group and Stellantis, and in aeronautics with Boeing, Airbus, and Safran. The country's ambition in energy transition is exemplary. This shows that it is capable of carrying out structuring projects and offering a stable macroeconomic environment. However, the next step in development requires a qualitative leap: moving from an opportunity economy to a trust economy with a determining role for the rule of law. Trust first rests on the solidity of institutions. For investors as for entrepreneurs, the predictability of rules is a decisive element. Laws must be stable, readable, and applied equally, with three particularly crucial dimensions: **The independence and efficiency of justice** A swift, accessible, and credible justice system is the keystone of any trust economy. Commercial disputes must be resolved within reasonable timeframes. Judicial decisions must be enforced without ambiguity. Legal security is often the primary factor of attractiveness. **Fiscal stability** Investors do not necessarily expect very low tax rates; they primarily seek stability and readability. Predictable taxation allows companies to plan investments over the long term. Morocco has already undertaken several major tax reforms, but the challenge now is to go further and consolidate a clear and durable fiscal pact. **The fight against rents and privileges** Trust disappears when the rules of the game seem unequal. A dynamic economy relies on fair competition and equal opportunities. Transparency in public markets, competition regulation, and limiting rent situations are essential levers. A trust economy is also an economy of freedom, capable of unleashing entrepreneurial energy. The freedom to enterprise, innovate, and experiment is one of the fundamental engines of growth. Morocco has a talented youth, competent engineers, and an influential diaspora. However, several obstacles remain: administrative complexity, access to financing for SMEs, slowness of certain procedures. The challenge is to create an environment where individual initiative becomes the norm rather than the exception. Moroccan startups in fintech, artificial intelligence, or agricultural technologies already demonstrate the country's potential. With a more fluid ecosystem, they could become tomorrow's economic champions. In a world marked by geopolitical uncertainty and economic recompositions, trust also becomes a comparative advantage. If Morocco manages to position itself as a country where rules are stable, justice reliable, and administration predictable, it could become one of the main investment platforms between Europe and Africa. This ambition aligns with the Kingdom's African strategies and its growing international openness. Trust could thus become Morocco's true economic hallmark. Several strategic orientations deserve to be prioritized: - Accelerate the modernization of the judicial system, particularly in handling commercial disputes and enforcing judicial decisions. - Radically simplify administrative procedures for businesses through complete digitalization of public services. - Establish multi-year fiscal stability to enhance visibility. - Promote transparency and fair competition in all economic sectors. - Strengthen training and valorization of human capital, particularly in technological and scientific fields. - Develop a culture of trust between the State, businesses, and citizens. This dimension is often overlooked, yet it constitutes the invisible foundation of development. Morocco finds itself today at a pivotal moment in its economic history. The infrastructure is in place, strategic ambitions are affirmed, and the international environment offers new opportunities. The next step therefore consists of building a sustainable trust ecosystem. If Morocco succeeds in this gamble, and it must, it could not only accelerate its development but also become one of the most credible and attractive economies in the emerging world. In the 21st-century global economy, trust is undoubtedly the rarest and most powerful capital.