Pensez le Futur.

Mauritania’s Ambiguous Stance on the Western Sahara Conflict 11040

The Mauritanian Minister of Culture, Arts, Communication, and Relations with Parliament, Government Spokesperson El Houssein Ould Meddou, recently spoke on France 24 regarding Mauritania’s position on the so-called Western Sahara conflict. Clearly uncomfortable, to the point of appearing surprised by the journalist’s question, he seemed to stammer while affirming that Mauritania adopts a policy of neutrality, introducing a new concept: that of “positive and active neutrality” in this matter. Very clumsily, he reduced the issue to a matter between Morocco and what he called “the Sahara,” without specifying who exactly he meant. He got further bogged down when he claimed that his country does not limit itself to a passive stance but is sincerely committed to contributing to a fair political solution, serving regional stability and the interests of all parties involved. Again, no clarification was given on who these parties are, and whether his own country is included or not. This borders on contradiction with his earlier statements. According to the Minister, this neutrality is expressed notably by Mauritania’s willingness to play a central role in facilitating dialogue between the conflict’s actors, fostering a climate of trust and overcoming political deadlock. However, he seemed not to have carefully read the Security Council resolutions since 2007. The Minister showed more irritation when the journalist asked about the closure of Lebriga, the border post between Mauritania and Algeria. He appeared unaware of this closure, which is surprising given that the decision sparked major controversy and strong reactions from separatists against his own country and government. After some hesitation, he awkwardly stated that the recent Mauritanian decision to close the Lebriga crossing on the Algerian border was a measure taken for internal security reasons, aimed at controlling crossings and protecting national sovereignty. His attempt to recover only entrenched him further. For him, this decision has no political significance and targets no particular party but responds to a state approach to securing borders. Quite astonishing. The Mauritanian Minister thus explicitly reduced the so-called Western Sahara conflict to a simple matter between Morocco and what he called “the Sahara.” Did he realize at that moment the sensitive political repercussions he was causing? Indeed, this position was perceived as indirect support for the Algerian version of the conflict. Algeria quickly reacted by officially inviting the minister and bestowing many honors on him. This instant Algerian response can only be interpreted as a reward for the minister’s risky stance. He thus placed himself in a situation where he contradicted himself. The “positive neutrality” he mentioned becomes clear: it is actually alignment with the Algerian position. This situation embarrassed the Mauritanian government and presidency, which did not officially endorse the minister’s remarks. Several government members expressed discomfort with this statement, emphasizing that it does not reflect Mauritania’s official position. Moreover, within Mauritanian civil society, critical voices emerged, denouncing the apparent ignorance of the minister on sensitive issues, notably the border with Algeria. During the interview, the journalist noted that the minister seemed poorly informed on this subject, which heightened the discomfort around his statements. On the Moroccan side, the reaction to the Mauritanian government spokesperson’s remarks was very measured, even officially nonexistent. Morocco, as usual, chose not to publicly respond to this declaration, probably considering that the Mauritanian minister is only a marginal actor, not part of Mauritania’s true leadership circle. This silence can be interpreted as a strategy to avoid giving importance to these remarks, so as not to fuel unnecessary controversy or unduly embarrass Mauritania’s real leaders. It should be noted that this interview took place before recent Polisario strikes near Smara, close to MINURSO positions, which officially complained. The mercenaries operated by passing through Mauritanian territory, where they were neutralized by the Royal Armed Forces. The clumsy declaration of the so-called spokesperson created implicit diplomatic tension, revealing internal divisions in Mauritania and illustrating the regional complexities surrounding the so-called Western Sahara conflict, where every stance is scrutinized and can have significant diplomatic consequences, without hindering the inevitable and confirmed historical evolution: the progress and consolidation of the solution proposed by Morocco, reinforced by the recognition of the Moroccan sovereignty over the territories in question by nearly all key countries, among others. By his posture, the minister thus disregarded recent developments, notably the bipartisan introduction in the U.S. Congress of the “Polisario Front Terrorist Designation Act,” which a political leader in his position could not have ignored. He simply sidelined his own country, which is directly impacted.
Aziz Daouda Aziz Daouda

Aziz Daouda

Directeur Technique et du Développement de la Confédération Africaine d'Athlétisme. Passionné du Maroc, passionné d'Afrique. Concerné par ce qui se passe, formulant mon point de vue quand j'en ai un. Humaniste, j'essaye de l'être, humain je veux l'être. Mon histoire est intimement liée à l'athlétisme marocain et mondial. J'ai eu le privilège de participer à la gloire de mon pays .


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La gouvernance du sport en Afrique 2461

A chaque fois que la question du sport en Afrique est soulevée, son développement, ses réalisations, ses déboires, son ascension et le plus souvent à l’occasion de ses débâcles, la question de sa gouvernance est simultanément posée, avec ce qui s’en suit comme débats et problématique liée au concept de bonne gouvernance ; en opposition tacite à ce qui serait une mauvaise gouvernance. Ce concept de bonne gouvernance est en fait évoqué dès lors que la question à traiter est complexe et ou insuffisamment comprise. Le concept de bonne gouvernance est évoqué à chaque fois qu’il est difficile d’expliquer un résultat jugé décevant, à chaque fois que l’on cherche en fait à cacher l’incompréhension d’une situation et peut être même à dissimuler une probable incompétence à traiter d’une problématique donnée. En fait au lieu d’aller creuser et déterrer les raisons profondes, les explications plausibles, les atouts et les faiblesses du sport africain pour d’abord le comprendre et ensuite raisonner avec des données tangibles, on va se contenter au mieux de faire du benchmark, et de façon très simpliste dire que le sport africain souffre d’une seule et unique flétrissure : la mauvaise gouvernance. La question est bien plus complexe à partir même du fait que le concept sport est généralement lui-même mal défini et que le cœur des métiers du sport se trouve peu ou pas défini, peu ou pas compris et pris en compte ; il s’agit bien évidement de la performance sportive, ses déterminants et ses facteurs favorisants ou bloquants. L’Afrique, ses particularités géographiques, historiques et démographiques, ses spécificités sociologiques et politiques multiples, sont rarement prises en compte quand on évoque la question sportive. Le continent est vu comme un tout linéaire sans relief. Pour expliquer un résultat sportif, le lien est rarement fait avec un bon nombre de facteurs sou jacents voir déterminants. L’Afrique, compte tenu de la déformation de sa représentation géographique imagée, la montrant beaucoup plus petite qu’elle ne l’est en fait dans la réalité, à l’échelle du globe, est regardée exactement comme le continent européen surement beaucoup plus petit mais surdimensionné. Peu sont ceux qui évoquent les dimensions géographiques réelles de l’Afrique et ce qu'elle induit, ses diversités démographiques et ethnographiques, sa grande richesse culturelle due justement à cette diversité. Son histoire récente ayant lourdement impacté son évolution politique, la géographie des pays qui la composent, souvent incohérente ; son fonctionnement économique conséquence d’un passé colonial récent, ne sont jamais mis à l’avant et sont rarement évoqués comme des facteurs limitant ou favorisant l’évolution du sport en Afrique. Or c’est l’ensemble des ces facteurs et d’autres encore qui impactent les activités sportives africaines. D’ailleurs on ne devrait pas parler de Sport africain mais plutôt de Sport en Afrique, tellement les problématiques sont diverses d’une région à l’autre. C’est ainsi qu’il y a lieu tout d’abord, pour cerner aussi précisément que possible la question sportive en Afrique, de revenir à certains fondamentaux, de définir correctement les concepts pour ensuite pouvoir évoquer les pistes d’éventuelles meilleures politiques, meilleures gestions et peut être meilleures gouvernances. C’est sans doute l’unique voie pour entrevoir des plans de développement plus efficients. Cette approche est nécessaire et incontournable pour pouvoir échafauder et concevoir de véritables stratégies de développement, qui de surcroit, devraient s’imbriquer obligatoirement dans des stratégies globales de développement de l’humain. Aziz Daouda

Conversations et monologues 2850

Un soir, l'idée a commencé à germer... Cela faisait déjà des années que j'avais cette idée qui revenait régulièrement. Pourquoi pas un livre... ou du moins un recueil de textes?! C'est vrai, aprrès tout, pourquoi pas? Loin de moi la vie trépidante à la Indiana Jones ou à son homonyme féminine Bridget, ma vie a quand-même eu son lot de déconvenues aussi bien que d'instants de grâce qui méritent d'être partagés. Si j'écris, c'est pour que les jeunes (et les moins jeunes) demoiselles se disent "pourquoi pas?"... Inspirer une personne, la tirer vers le haut, faire en sorte qu'elle en veuille plus, plus que ce que la société veut bien lui donner comme rôle, comme place, plus que ce que son entourage veut bien lui donner comme importance... Rebattre les cartes de sa vie pour atteindre les sommets. Non, ces textes ne sont pas un énième papier de motivation à l'américaine, un enième bouquin de coaching sur comment mieux aimer ma vie, ou comment devenir quelqu'un... Non, ces textes sont des parcelles de vie racontées de manière vraie, parfois avec des mots crus. Mais ce partage peut réveiller les consciences, et créer le déclic... Donc oui, finalement, pourquoi pas un livre...