Pensez le Futur.

Les Soupirs d'Azemmour 4939

Allant vers Oualidia, histoire de profiter de sa belle lagune, de ses huitres et poissons, ma fille, mon épouse et moi-même décidâmes de faire une petite halte à Azemmour. Je m’étais promis d’y amener ma fille à la première occasion qui se présente. Nous sommes ici à une encablure de Casablanca, à une poignée de kilomètres d’El-Jadida et non loin de Jorf Lasfar, une fierté de l’industrialisation du Maroc moderne. J’ai personnellement un petit quelque chose pour cette ville. Rares sont les villes aussi envoutantes. Je ne puis m’expliquer pourquoi. Très vite vous y êtes tantôt berbère en Jellaba courte, tchamir et babouches à la tête arrondie ou pointue ; tantôt phénicien drapé de blanc un peu comme s’habillaient les grecs en leur temps de gloire ; tantôt portant la toge d’un citoyen romain fier ou le turban bleu d’un Berghouata rugueux. Vous y imaginez des portugais chantant leur triomphe à la prise de la ville. Vous y entendez, le bruit de vos pas sur un pavé vieilli, évoquant celui de l’armée Saadienne reprenant possession des remparts. Le bruit et vociférations des soldats y résonnent encore et toujours ; mais en silence. Au tournant d’une ruelle de la cité antique, vous entendez la voix lointaine et confuse de Sidi Abderahman El Mejdoub, criant sa douleur devant le mal, questionnant le monde et l’univers. Au tourant de l’autre vous interpelle la voix chuchotant, à peine perceptible, de Rabbi Abraham Moul Ness et ses prières à l’aube et au crépuscule. Sidi Brahim pour les musulmans…les deux religions peinent à se donner des frontières ici… D’ailleurs c’est une sorte de miracle qui révéla aux deux communautés qu’Abraham était bien un saint…Les citoyens venaient d’installer un moulin juste en face de la grotte où il passait son temps à méditer et prier…Les bêtes qui faisaient tourner le moulin tombaient vite malades et mourraient l’une après l’autre. On comprit alors qu’Abraham ne voulait pas être dérangé dans sa méditation…depuis il est Rabbi Abraham pour les juifs, Sidi Brahim pour les musulmans, saint pour les deux. Plus loin dans la ville, ce sont des jeunes plutôt silencieux, à l’air certainement soucieux, le regard cafardeux, qui vous font face au tournant d’une ruelle. Certains de ceux qui vous croisent ont le regard étonnamment hagard, comme pour exprimer une lassitude ou un dégout ; peut-être même une colère profonde et des blessures répétées. Au coin de la rue d’en face, sur une petite place difforme c’est le son saccadé d’un métier à tisser qui vous interpelle. L’un des rares Deraz encore en activité tisse comme chaque jour des écharpes et des foulards en laine ou en soie…Les touristes aiment ça mais ne viennent pas souvent… Il ne se lasse pas. Il travaille, aime beaucoup son métier et attend des jours meilleurs ou tout au moins que la guerre au moyen orient s’arrête… Au fond de lui, il doit souhaiter que ses amis israéliens reviennent à la raison et chassent vite du pouvoir leurs dirigeants actuels ; des névrosés assoiffés de sang plus qu’autre chose. Il attend le Moussem mais ne sait pas si les marocains juifs qui reviennent annuellement pour le pèlerinage seraient encore nombreux. La maison de l’artisan est silencieuse et attend aussi… Elle attend souvent qu’un petit groupe passe par là pour enfin s’animer un petit peu, pour une heure ou deux. Les maitres artisans qui y séjournent semblent plutôt regarder filer le temps. Leurs yeux sont nostalgiques d’un passé proche sans doute idéalisé et d’un passé plus lointain chargé de richesse et de puissance à jamais révolu. Une dame d’un âge certain, sans gêne aucune, vêtue d’un pyjama qui en a vu des vertes et des pas mûres, est là devant chez elle sur un tabouret, assise. La porte de sa modeste demeure peinte en bleu est grande ouverte. La dame déborde un peu la petite dimension de son tabouret. Son regard est vide. Elle ne remarque pas nos silhouettes et semble ne pas entendre nos pas involontairement légers, comme pour ne pas déranger l’histoire ou remuer la colère des murs abandonnés, des maisons aux portes murées, celles que le temps a abattues et celles qui attendent passivement le signal de la dégringolade de pierres millénaires fatiguées et qui ne tiennent plus à rien. Derrière des portes d’antan de quelques bâtisses encore debout - et il y en encore beaucoup Dieu merci - et quelques maisons non encore fermées aux cadenas ou tombées dans l’oubli des temps et des humains, on devine des jeunes filles s’affairer à la broderie. Elles ne sont plus très nombreuses à éprouver une passion pour cet art ancestral spécifique à la ville avec ses couleurs vives et ses dragons. Que font les dragons ici sinon rappeler un passé si lointain qu’on n’en perçoit pas le fond. Par oui dire certaines disent que c’est un marchand portugais qui introduisit cet art entre les murs de la ville. Au coin d’une petite place, comme il y en beaucoup dans la cité, devant une épicerie aussi petite que peu soignée, se tiennent des jeunes oisifs. L’un d’eux ressemble forcément à Mustapha Azemmouri, celui dit Esteban le Maure ou encore Estevanico. Peut être même qu’il en porte les gênes. Sans Estevanico, jamais l’Amérique du Nord n’aurait été ce qu’elle est aujourd’hui. Quelle destinée! Partir d’une telle contrée pour aller déterminer l’histoire d’une autre de l’autre côté de l’Atlantique. En sortant par l’une des portes de la cité ancienne vous avez une seule pensée : Azemmour se cherche un présent qui ne vient pas. Elle agonise et se meurt assurément. Peut-être même qu’elle est déjà morte. Voilà quelques temps Karim Boukhari, dans un article en disait : « J’ai visité Azemmour. Un ami, originaire de la ville, m’a prévenu : attention, m’a-t-il dit, c’est une ville morte. » Pour s’en apercevoir faites une balade au pied de la muraille coté oued. Une esplanade que mon ami Zaki Semlali a aménagé avec le peu de moyens dont il dispose pour redonner vie à cette relation particulière qu’a la ville avec Oum Rebi3. Aujourd’hui le plastique y est hélas plus abondant que les poissons. Finies l'alose et les belles ombrines charnues… Certains pans de la muraille et des habitations coulent vers l’oued comme des larmes de la peine subie. La nostalgique Azemmour lorgne l’Atlantique et regarde impuissante se fracasser les vagues au loin… J’implore le tout puissant pour que ce bout de notre histoire précieuse puisse enfin bénéficier de l’attention de nos gouvernants. Ma fille, mon épouse et moi-même sommes repartis tristes, blessés au plus profond de nos âmes mais la voix sublime de Sanaa Marahati chantant quelques poèmes écrits quelque part dans la cité nous fait croire à un avenir meilleur pour Azemmour.
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Aziz Daouda Aziz Daouda

Aziz Daouda

Directeur Technique et du Développement de la Confédération Africaine d'Athlétisme. Passionné du Maroc, passionné d'Afrique. Concerné par ce qui se passe, formulant mon point de vue quand j'en ai un. Humaniste, j'essaye de l'être, humain je veux l'être. Mon histoire est intimement liée à l'athlétisme marocain et mondial. J'ai eu le privilège de participer à la gloire de mon pays .


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GITEX Africa à Marrakech : vitrine d’ambition ou révélateur de contradictions ? 40

À Marrakech, le GITEX Africa ferme ses portes dans une effervescence désormais familière: milliers d’exposants, dizaines de milliers de visiteurs, délégations internationales, startups africaines en quête de visibilité. Le Maroc affiche ainsi une ambition claire: devenir un hub technologique continental, voire une plateforme euro-africaine de l’innovation. Mais derrière cette vitrine séduisante, une question s’impose avec acuité: le pays se donne-t-il réellement l'ensemble des moyens de ses ambitions, si légitimes soient elles? Le Maroc part certainement avec des avantages indéniables. Sa stabilité politique, ses infrastructures modernes, son positionnement géographique stratégique, ainsi que ses investissements dans les télécoms et les énergies renouvelables ou encore le niveau sans doute compétitif de ses jeunes et de ses universités, en font un candidat sérieux pour accueillir l’économie numérique africaine. Des institutions comme UM6P ou Technopark Maroc participent à l’émergence d’un écosystème entrepreneurial dynamique. Les talents sont là. la volonté surement, Les idées aussi. Et pourtant. L’innovation ne se décrète pas, elle se libère. L’économie de l’intelligence artificielle et des startups repose sur un principe fondamental: la vitesse. Vitesse d’exécution, vitesse de décision, vitesse de transaction. Or, au Maroc, cette vitesse est souvent ralentie, entravée. Le cœur du problème réside dans le paradoxe de vouloir bâtir une économie digitale moderne tout en maintenant des logiques administratives héritées d’une économie de contrôle, pour ne pas dire d'un autre temps. L’initiative et l’innovation exigent de la liberté. Liberté d’investir, de transférer, de commercer, de tester et souvent d’échouer. Plus les contraintes sont nombreuses, plus l’innovation se contracte. Ainsi le verrou du change est un handicap structurel. Le rôle de l'Office des changes est central dans cette équation. Conçu pour protéger les équilibres macroéconomiques, son cadre réglementaire apparaît aujourd’hui en décalage avec les exigences du numérique. Un entrepreneur marocain qui souhaite payer un service cloud à l’étranger, lever des fonds internationaux, vendre une solution SaaS à l’international, ou simplement tester un modèle économique global se heurte souvent à des délais, des plafonds ou des procédures incompatibles avec la réalité du marché moderne. Alors que son concurrent en France à Londres « Silicon Valley » européenne va pouvoir aller et conclure beaucoup plus vite. Aujourd'hui l'Allemagne, la Suède et les Pays-Bas sont des acteurs majeurs, soutenus par une forte dynamique d'innovation et des investissements en IA et SaaS. La nouvelle économie ici a trouvé un terroir des plus intelligent. Là où une startup doit agir en millisecondes, ici elle attend parfois des jours, voire des semaines. Dans un monde où la concurrence est instantanée, ce décalage est fatal. Restons sur notre continent et posons la question de savoir pourquoi d’autres pays africains avancent plus vite ? Elle dérange mais mérite d’être posée sans complexe: pourquoi des pays, parfois moins dotés en infrastructures, attirent-ils davantage les géants de la tech et de l’IA ? Des écosystèmes comme ceux de Lagos, Accra, Nairobi, Maurice ou Kigali ont compris une chose essentielle: dans l’économie numérique, la régulation doit accompagner et non freiner. Le Rwanda mise sur une administration agile et pro-business. Le Kenya bénéficie d’un écosystème fintech libéré et innovant. Le Nigeria, malgré ses défis, offre une profondeur de marché et une flexibilité opérationnelle qui séduisent les investisseurs. Pendant ce temps, les grands acteurs de la tech hésitent à s’implanter durablement au Maroc, malgré ses atouts structurels. Le risque est celui de devenir une vitrine sans substance. Le danger est clair : que des événements comme GITEX Africa deviennent des vitrines brillantes mais déconnectées de la réalité du terrain où d'autres viennent faire du business et repartent. Une économie numérique ne se construit pas à coups de salons internationaux, mais par des réformes structurelles profondes. Sans cela, le Maroc risque de rester un lieu de passage et non un lieu d’ancrage pour l’innovation. Pour transformer l’ambition en réalité, plusieurs leviers doivent être activés sans plus tarder : 1. Libéraliser progressivement le régime de change. Permettre aux startups : d’ouvrir librement des comptes en devises, de transférer des fonds sans lourdeurs administratives, d’opérer à l’international en temps réel. Un véritable cadre spécifique pour les entreprises tech exportatrices pourrait être ainsi instauré. 2. Créer un “sandbox réglementaire” pour l’IA et la fintech. Inspiré des modèles internationaux, ce dispositif permettrait aux startups de tester des innovations dans un cadre assoupli, sous supervision, sans subir immédiatement toutes les contraintes réglementaires. Un "sandbox réglementaire" est un espace de test contrôlé pour les innovations technologiques. Il permet aux startups en IA et fintech de tester leurs produits dans un cadre réglementaire allégé, sous supervision des autorités. C'est un Concept clé. Ce dispositif, pourrait s'inspirer de modèles comme ceux du Royaume-Uni (FCA) ou de l'UE (AI Act). Il créera un environnement sécurisé où les entreprises expérimentent sans appliquer immédiatement toutes les règles strictes: autorisations complètes et conformité totale. Des régulateurs supervisent pour évaluer les risques, limiter l'impact sur les consommateurs et adapter les lois futures 3. Accélérer la digitalisation administrative. Réduire drastiquement les délais de traitement, automatiser les autorisations, et introduire des logiques de “silence vaut accord” dans certains cas. 4. Encourager le capital-risque international. Faciliter l’entrée et la sortie des investisseurs étrangers, simplifier les mécanismes de levée de fonds, et sécuriser juridiquement les opérations transfrontalières. 5. Miser sur la liberté comme moteur stratégique. C’est peut-être le point le plus décisif. L’innovation ne prospère pas dans un climat de suspicion ou de contrôle excessif. Elle a besoin de confiance. Le Maroc est à la croisée des chemins. Il peut soit continuer à privilégier une logique de contrôle, au risque de freiner son propre élan, soit opérer un virage courageux vers plus de liberté économique. GITEX Africa est une formidable opportunité. Mais elle ne sera qu’un symbole vide si elle n’est pas accompagnée d’un changement profond de paradigme. Dans l’économie de l’intelligence artificielle, il ne suffit pas d’être présent. Il faut être compétitif. Le maitre mot: l'économie moderne s'épanouit en milliseconde, a besoin de liberté et ne s'accommode point des lenteurs administratives et des contrôles à n'en plus finir. Si l'histoire nous montre comment nous avons raté la révolution industrielle, ne ratons pas celle numérique, car cela risque de peser sur des générations et des générations et donc sur l'avenir du pays.

Motsepe, funambule du football africain : entre Sénégal et Maroc, qui est le vrai vainqueur de la CAN 2025 ? 63

La récente visite de Patrice Motsepe au Sénégal puis au Maroc n'avait rien d'anodin ni de festif. Officiellement, il s'agissait d'une tournée de courtoisie et de suivi des dossiers du football africain. Officieusement, elle intervenait dans un climat de tension latente autour d'une question explosive : qui est le véritable vainqueur de la CAN 2025 ? Cette édition a laissé des traces profondes, avec une déception palpable déjà lors de la remise des médailles et du trophée. Derrière les sourires forcés, un malaise évident : le titre avait été arraché de force. Rappelez-vous : le Maroc a organisé une CAN exemplaire, renflouant les caisses de la CAF comme jamais, avec des sponsors en pagaille, une affluence record, une couverture télévisuelle inédite et un niveau de jeu sublimé par des infrastructures inégalées. Mais cela dérange. Jalousies acerbes et signes avant-coureurs ont culminé lors de la finale. Habitués aux provocations maladives du voisin de l'Est, les Marocains ont été stupéfaits : les principaux saboteurs étaient leurs frères les plus proches, ceux auxquels ils avaient réservé le meilleur des accueils: les sénégalais et les égyptiens. En finale, sous l'impulsion d'un coach exalté, le Sénégal a quitté le terrain pour une polémique arbitrale infondée. Devant certaines évidences, l'acte semble prémédité. Les supporters sénégalais surchauffés ont envenimé davantage la scène. S'ensuivit une procédure chaotique. D'abord, un comité de discipline présidé par un Sénégalais rejeta la requête marocaine, qui contestait le résultat pour non-respect du règlement. Il sanctionna des faits de jeu mineurs, ignorant la violation flagrante. Le Maroc démonta ce verdict devant le jury d'appel, qui rétablit la vérité en appliquant les règles de la CAF. Le Sénégal, qui avait jadis bénéficié d'une décision similaire pour se qualifier à la Coupe du monde 2022, ne digère les arbitrages que s'ils l'avantagent. Il rejeta le rendu, publiant un communiqué étatique et non fédéral, accusant la CAF de corruption. Sous-entendu : la CAF corrompue, le Maroc corrupteur. Lors de ses visites donc, Motsepe affronta l'inévitable : "Qui est le vainqueur de la CAN 2025 ?" Au Sénégal, son objectif était clair : préserver les liens avec une puissance footballistique continentale. Face au président Bassirou Diomaye Faye, il réaffirma le respect de la CAF pour les institutions sénégalaises et leur rôle dans le rayonnement du football africain, sans évoquer les accusations de corruption, tout au moins en public. Mais le message implicite visait clairement à freiner une dérive défiante exagérée du Sénégal : des sanctions lourdes peuvent tomber sinon. Au Maroc, la tonalité changea. Motsepe, fidèle à son habitude, salua la puissance structurante du Royaume. Face à la Fédération Royale Marocaine de Football et son président Fouzi Lekjaa, pilier de la CAF et vice-président de la FIFA, il adopta un ton laudatif. Interrogé sur le sujet sensible, il se retrouva coincé : trancher aurait ravivé des fractures. En président de la CAF, son rôle est d'empêcher une controverse sportive de virer à la crise institutionnelle. Son hésitation révèle la complexité d'un système où politique, symbolique et sport s'entremêlent. La CAN n'est pas qu'une compétition : c'est un levier de prestige et de diplomatie, un champ de rivalités régionales. Le Maroc s'impose comme puissance footballistique par ses performances, ses investissements massifs en infrastructures, généreusement mises au service de la CAF et de nombreux pays africains, ses académies comme celle de Mohammed VI à Salé, exportatrice de talents et ses organisations réussies de nombreuses CAN masculines et féminines. Il est un pilier incontournable de la CAF. La visite de Motsepe y ressemblait à une reconnaissance, soulignant la dépendance de la CAF au Maroc pour avancer le football africain. C'est une diplomatie contrainte qui s'esquisse. Ces deux étapes exposent dans les faits, les limites de la gouvernance actuelle du football africain : entre équilibres politiques, enjeux économiques et ambitions nationales, la CAF navigue à vue. Motsepe, homme d'affaires sud-africain passé dirigeant sportif, n'est pas un fin politique. Son silence sur le "véritable vainqueur" traduit une réalité : la vérité sportive cède souvent aux nécessités diplomatiques. Le football africain dépend des États et de leurs financements ; s'aliéner un pays est suicidaire. Ces deux déplacements révèlent une question cruciale : la CAF reste-t-elle une instance neutre, ou se soumet-elle à ses pôles de puissance ? Le Sénégal incarne légitimité sportive et historique ; le Maroc, en plus, investissement et vision stratégique. Motsepe maintient implicitement un équilibre fragile au prix du silence et de l'ambiguïté. La crise révèle ainsi la fragilité de l'instance. La tournée n'aura pas tranché sur le vainqueur de la CAN 2025, Ce n'était pas le but, mais elle a mis à nu les forces et surtout les faiblesses du football africain. Un football qui dépasse le terrain. Dans ce jeu, Motsepe n'est ni jongleur ni dribbleur : il est funambule. Cependant il sait. Il sait très bien qui aura la Coupe et les 10 millions de Dollars qui vont avec. Il aura juste évité de se dévoiler et de se faire huer. Ainsi il sera encore et toujours le bienvenu et au Sénégal et au Maroc. C'est le TAS qui va trancher pas lui... En concomitance, la FIFA a exclu Ndala, l'arbitre "maudit" de la finale qui a endossé toutes les incompétences et tous les dépassements. Signe avant-coureur avant le verdict du Tribunal Arbitral du Sport ?