Pensez le Futur.

EdgeAI: The Strategical future of AI for Low and Middle Income Countries 13944

Years ago I was urging LMICs like Morocco to get into AI quickly, that was before ChatGPT. Today I am assisting to a great talk by Danilo Pau at SophI.A Summit 2024 explaining why the current trends in AI are insane. ChatGPT is a major historical turning point. With ChatGPT, the general public started seriously caring about AI, driving unprecedented amounts of revenues. It is also the historical turning point towards *very large* LLMs. The post-ChatGPT world is a very different world: state-of-the-art AI has become extraordinary expensive, pricing most countries our of the race because expensive hardware and energy. If the current AI trends continue, powerful AI development will only be possible in a few countries, relegating everyone else to AI consumers. In this context EdgeAI presents an interesting potential solution. EdgeAI is AI on the edge, it means using small components and sensors to do more of the AI heavy lifting. Instead of having a camera only take pictures before sending them to am AI Cloud, part of the AI could be ran into the camera itself by specialized hardware. This means a much lower cost for hardware and energy. It is a type of AI that can be distributed and could be deployed with much lower means. Challenges for EdgeAI are nonetheless many. First of all, there is interest, most of the AI community is focusing on ever bigger models. Then, EdgeAI requires the development of specialized hardware, this hardware will have to be imagined and software will have to be written to ensure compatibility with mainstream AI software. EdgeAI also requires a specific set of skills: __**Old School Skills**__. Today, most computer science students spend most of their time working with scripting languages like Python and Javascript. These are what's called *high level* languages, *high level* means easy, it means the thinking required to interface with the hardware is done for you. The corollary is that the basics of data-structure, algorithmic, machine language and information theory are often lacking; because not practiced and not needed for cloud computing. These are the exact skills needed to make EdgeAI a reality. Here lies a new opportunity in AI: focus on the development of EdgeAI and adapt the curricula to the needs of EdgeAI. Develop solutions that are not only adapted to local markets, but will also be competitive on the global market because they are cheaper more effective and reliable. #SophIA2024
edgeaifoundation.org/
Tariq Daouda Tariq Daouda

Tariq Daouda

CEO, co-founder & Head Software Architect of Bluwr. Professor at the Faculty of Medical Sciences of the University Mohammed VI Polytechnic, I specialize in AI for Biomedical applications.


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Élections en septembre ou chronique d’un rituel annoncé... 79

Le rendez-vous est fixé : le 26 septembre. Comme à chaque échéance électorale, le Maroc s’apprête à entrer dans une séquence bien connue, presque ritualisée, où se mêlent espoirs affichés, calculs discrets et désillusions latentes. Mais bien avant le jour du vote, c’est déjà toute une mécanique qui se met en branle. Car en réalité, il n’y a pas une campagne, mais des campagnes. Celles, visibles, des slogans et des promesses, et celles, plus feutrées, des tractations et des arbitrages. Dès maintenant, le jeu des candidatures s’intensifie. Les partis s’activent, scrutent, sélectionnent, recrutent ou écartent, font des heureux et des heureuses ou déçoivent. On part à la recherche de profils « utiles » : ceux qui disposent de moyens financiers conséquents, ceux qui possèdent un réseau d’influence, ceux capables de mobiliser des clientèles locales. La logique est rarement idéologique, souvent pragmatique, parfois cynique. Dans cette compétition silencieuse, certains paient leur entrée, directement ou indirectement. D’autres multiplient les démarches, sollicitent, négocient, espèrent obtenir le précieux sésame de la تزكية. Cette investiture, qui devrait incarner un choix politique fondé sur la compétence, le militantisme et la vision, devient trop souvent une monnaie d’échange, un marqueur d’allégeance ou de capacité à « peser ». Et puis, en creux, il y a les absents. Toutes ces compétences reléguées en marge. Des profils sérieux, formés, parfois engagés, mais dépourvus des attributs jugés indispensables : pas d’argent, pas d’ancrage familial influent, pas de réseau stratégique. Ceux-là regardent souvent le train passer. Leur exclusion silencieuse est peut-être l’un des angles morts les plus préoccupants du processus électoral. Ils sont légion, les jeunes filles et garçons et les femmes qui aspirent à jouer un rôle politique. Mais parmi elles et eux pullulent les opportunistes qui se collent à la politique pour des raisons que les exemples récents et anciens rendent limpides à tous... Viendra ensuite la phase des programmes. Une valse bien rodée de déclarations d’intention, où la parole tient lieu d’action. Ici le ridicule ne tue point, il est applaudi. Les discours s’empilent, les promesses s’alignent, les ambitions se gonflent. Mais entre dire et faire, l’écart reste abyssal. Dans un autre registre, la psychiatrie évoque les « images » : des constructions mentales qui ne se traduisent pas nécessairement dans le réel. La métaphore n’est pas sans pertinence ici. Trop souvent, les programmes relèvent davantage de la projection que de la planification. Et enfin, il y a le citoyen. Le votant. Celui dont la participation est censée donner sens à tout l’édifice. Mais là encore, le constat est préoccupant. Une part importante de la population ne s’est même pas inscrite sur les listes électorales. D’autres, désabusés, hésitent à se déplacer. Le risque d’une abstention massive plane, comme une ombre persistante. Dans ces conditions, qui votera ? Probablement les militants, fidèles mais peu nombreux. Ceux qui restent mobilisés par conviction ou par discipline partisane. Et puis, plus problématique encore, ceux que des logiques de rétribution incitent à participer. Une participation biaisée, qui affaiblit la portée démocratique du scrutin. Un million de voix peut faire de tel ou tel parti une force gouvernementale... Ainsi se dessine une équation fragile : des élites sélectionnées selon des critères discutables, des programmes souvent déconnectés, et un corps électoral en retrait. Le tout dans un contexte où les attentes sociales, elles, restent fortes. Les élections devraient être un moment de clarification, de choix, d’élan collectif. Elles risquent, une fois de plus, de n’être qu’un exercice formel, dont les résultats peinent à traduire la complexité et les aspirations profondes de la société marocaine. La question demeure alors, simple et essentielle : comment redonner du sens à ce moment démocratique ? Il nous reste encore du temps pour corriger cela. C'est une responsabilité : nous, héritiers d'un pays millénaire, que léguerons-nous à notre descendance, que nous décevons un peu plus chaque jour ? C'est une question de conscience.