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Conseil des Droits de l’Homme: Soutien international à la souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud, camouflet pour les séparatistes... 2453

À l'entame des travaux de la 59e session ordinaire du Conseil des Droits de l’Homme des Nations unies, qui se tient à Genève, au Palais des Nations, du 16 juin au 9 juillet 2025, l'ambassadeur marocain Omar Zniber a prononcé une déclaration solennelle au nom d’une quarantaine de pays, réaffirmant leur soutien à la souveraineté pleine et entière du Maroc sur ses provinces du Sud. L'ambassadeur a hardiment insisté sur le fait que le Maroc entretient depuis des années une coopération « constructive, volontaire et profonde » avec le Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme (HCDH), œuvrant sans relâche à la promotion et au respect des droits humains sur l’ensemble de son territoire, y compris, bien évidemment, dans les dites provinces. Zniber ne s'est pas privé de souligner, au nom du collectif, que le Conseil de Sécurité de l’ONU a toujours salué dans ses résolutions le rôle clé des commissions nationales et régionales des droits de l’homme à Dakhla et Laâyoune, ainsi que la collaboration transparente et efficiente du Royaume avec les mécanismes et procédures spéciales du HCDH. L'ambassadeur a par ailleurs mis en avant l’ouverture récente de multiples consulats généraux à Laâyoune et Dakhla, qualifiant cette dynamique de « levier essentiel » pour stimuler la coopération économique, les investissements et le développement local au bénéfice des populations, contribuant ainsi au développement régional et continental. Il ne mâcha point ses mots en rappelant que la question du Sahara dit occidental relève exclusivement du Conseil de Sécurité, celui-ci reconnaissant sans ambiguïté la pertinence et la crédibilité du plan d’autonomie marocain présenté en 2007 ; plan que le CS admet être une solution sérieuse et pragmatique au différend artificiel, héritage de temps révolus. Au nom du même groupe, l'ambassadeur a exprimé son soutien sans réserve aux efforts onusiens visant à relancer le processus politique dans le cadre des tables rondes de Genève et conformément aux résolutions du Conseil de sécurité, notamment la résolution 2756 du 31 octobre 2024. Cette résolution, faut-il le rappeler, prône une solution politique réaliste, pragmatique et durable fondée sur le compromis. Enfin, l'ambassadeur Zniber n'a pas manqué d'insister sur le fait que la résolution de ce différend contribuera « indéniablement à répondre aux aspirations légitimes des peuples de la région en matière d’intégration et de développement », une vision que le Maroc s’efforce de concrétiser par ses efforts sincères et continus. Cette intervention pertinente intervient alors que le Conseil Mondial des Droits de l’Homme, ainsi que le Conseil de Sécurité des Nations Unies, ont récemment traité la question du Sahara dit occidental dans un contexte marqué par la nervosité et l'incohérence des séparatistes et de leur sponsor. Le Conseil de Sécurité avait prorogé le mandat de la MINURSO jusqu’au 31 octobre 2025, soulignant l’importance de poursuivre les négociations sous l’égide de l’ONU. La résolution 2756 avait été adoptée, il faut bien le relever, par 12 voix, 2 abstentions et aucune voix contre. Le CS y insiste sur une solution politique « réaliste, pragmatique, durable et mutuellement acceptable », basée sur le compromis. Le texte soutient l’action du Secrétaire général et de son envoyé personnel pour faciliter les négociations. Il encourage aussi la coopération avec le HCDH pour améliorer la situation des droits humains, tout en n'accordant aucune attention et en rejetant de fond en comble les amendements proposés par l’Algérie, visant à élargir le mandat de la MINURSO pour "recenser les violations des droits humains". Toutes les résolutions et rapports récents du Conseil de Sécurité tendent à reconnaître l’initiative marocaine d’autonomie comme une solution sérieuse et crédible et ont fortement insisté sur la nécessité d’inclure l’Algérie dans les tables rondes, montrant et confirmant le rôle essentiel de celle-ci dans le différend qu'elle s'emploie à faire vivre par n'importe quel moyen. Cette orientation est perçue comme favorable au Maroc, qui bénéficie d’un soutien international croissant, notamment avec l’ouverture de nombreux consulats dans les deux grandes villes des provinces concernées et bien évidemment avec l'appui de 3 membres permanents du CS et de plus de 116 autres pays. Paradoxalement, de prétendus défenseurs sahraouis des droits de l’homme ont osé l'exercice périlleux de témoigner devant le Comité spécial de la Décolonisation de l’ONU (C-24), parlant de graves violations commises par les forces marocaines, violations dont ils semblent être les seuls au courant. Ils ont dénoncé des exactions qualifiées de crimes de guerre et crimes contre l’humanité, rien que cela. Dans des excès de langage ridicules auxquels l'assistance ne prêta point attention, ils ont parlé de répression systémique, de harcèlement et de marginalisation des militants sahraouis. Sans doute, ils avaient à l'esprit ce qui se passe dans les camps de Tindouf. Malgré l'indifférence de l'assistance qui ne les a jamais pris au sérieux, les pseudo-défenseurs ont appelé à la mise en place urgente d’un mécanisme onusien de surveillance et de protection des droits humains dans la région. À court d'arguments et de propositions constructives, l'Algérie leur fait ressasser des éléments de langage auxquels ils sont les seuls à croire, et encore. Le Front Polisario, dans son délire, va jusqu'à considérer la candidature du Maroc à la présidence du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU comme un affront, parlant d’illégalité et d'occupation marocaine du Sahara occidental. Ces tribulations vont évidemment rester sans suite ni effet, sinon celui de tromper le peuple algérien pour lui faire avaler multiples couleuvres et budgets énormes dilapidés pour une cause dont il ne profite pas ; des sommes colossales englouties dans une affaire perdue en fait depuis 1976. Le Polisario et les soi-disant pétitionnaires avaient aussi pour but de mettre un peu de baume sur les cœurs blessés des séquestrés de Tindouf, leur faisant croire qu'ils vivent dans un meilleur monde que celui de l'autre côté de la frontière. Le Conseil Mondial des Droits de l’Homme et le Conseil de Sécurité de l’ONU ont en fait adopté des textes on ne peut plus clairs qui, tout en reconnaissant la nécessité d’une solution politique, penchent en faveur de la thèse marocaine, notamment par la reconnaissance de son initiative d’autonomie et le maintien d’un cadre de négociation incluant l’Algérie. Ces décisions et résolutions sont toutes restées insensibles aux plaidoyers des séparatistes, soutenus, ironie du sort, par l'Algérie évidemment et par des pays tous épinglés par le Conseil Mondial des Droits de l'Homme pour des violations graves commises vis-à-vis de leurs propres ressortissants, ce qui n'est point le cas du Royaume, y compris bien sûr dans ses provinces du Sud, d'où l'aisance des diplomates marocains quand ils interviennent devant ces instances, faut-il le rappeler
Aziz Daouda Aziz Daouda

Aziz Daouda

Directeur Technique et du Développement de la Confédération Africaine d'Athlétisme. Passionné du Maroc, passionné d'Afrique. Concerné par ce qui se passe, formulant mon point de vue quand j'en ai un. Humaniste, j'essaye de l'être, humain je veux l'être. Mon histoire est intimement liée à l'athlétisme marocain et mondial. J'ai eu le privilège de participer à la gloire de mon pays .


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Eternal Morocco, Unbreakable Morocco: The Identity That Triumphs Over Exile... 446

There are affiliations that geography dissolves over time, and others that it strengthens as distance sets in. The Moroccan experience undoubtedly falls into the second category. Across generations, sometimes up to the third or fourth, a phenomenon intrigues. Women and men born far from Morocco continue to recognize themselves in it, to feel attached to it, to project themselves into it. They have left the country or never lived there long-term; they were born far away, but Morocco has never left them. How to explain such persistence? Why does this loyalty cut across social classes, faiths, degrees of religiosity, and even nationalities acquired elsewhere? How is a memory so indelible? How does it withstand the test of time, distance, and new cultural acquisitions, if not through the profound weight of national consciousness? Morocco is not merely a modern state born from 20th-century recompositions. It is an ancient historical construct, shaped by centuries, even millennia, of political and civilizational continuity. Dynasties like the Almoravids, Almohads, Merinids, Saadians, or Alaouites forged a stable political and symbolic space whose permanence transcends apparent ruptures. This historical depth irrigates the collective imagination. It gives Moroccans, including those in the diaspora, the sense of belonging to a history that precedes and surpasses them. Being Moroccan is not just a nationality. It is an inscription in a continuity, a composite identity forged by inclusion. Moroccan identity has been built through sedimentation. It is Amazigh, African, Arab, Andalusian, Hebraic. These are layers that coexist in a singular balance, complementing and interweaving without exclusion. This ancient plurality explains Moroccans' ability to embrace diversity without identity rupture. Thus, a Jewish Moroccan in Europe or a naturalized Muslim elsewhere often shares a common affective reference to Morocco, not out of ignorance of differences, but because they fit into a shared historical and geographical framework. This inclusive identity enables a rarity: remaining deeply Moroccan without renouncing other affiliations, with the monarchy serving as a symbolic thread. In this complex architecture, the monarchy plays a structuring role. Under Mohammed VI, it embodies historical continuity and contemporary stability. For Moroccans abroad, the link to the Throne goes beyond politics. It touches the symbolic and the affective, a dimension fully grasped only by Moroccans. It acts as a fixed point in a shifting world, offering permanence amid changes in language, environment, or citizenship. This transmission occurs invisibly in the family, in rituals. It is not a memory but living, sensitive memories. The diffusion and transfer also manifest in cuisines with ancestral recipes, in music and sounds, in living rooms echoing with Darija, through summers "back home," gestures, intonations, moussems, or hiloulas. Moroccan identity is transmitted less through discourse than through sensory experiences: tastes, smells, rhythms, hospitality. Thus, generations born abroad feel a belonging not formally learned, an active loyalty blending affection and claimed will. The diaspora does not settle for abstract attachment. It acts. Financial transfers, investments, public commitments, and defense of Moroccan positions internationally bear witness. This operational patriotism extends affection into action, a duty to the nation, a Moroccan loyalty. Moroccans may be exiles, but never uprooted. For the Moroccan diaspora, attachment transcends oceans. Even in political, economic, or academic roles abroad, Moroccains carry their country of origin explicitly or implicitly. The otherness of host societies reinforces this identity. The external gaze consolidates this sense of belonging to a culture so distinctive that it crystallizes, is claimed, and magnified. This phenomenon, intense among Moroccans, compels us to name what went without saying in the homeland: a continuity at a distance. Neither frozen nostalgia nor mere inheritance, this relationship is a profound dynamic. Morocco is not just a place; it is the bond that spans generations, adapts without diluting, reminding us that exile does not undo all affiliations. Morocco is in our daily lives, in a perennial, solid, and unyielding memory that defies borders and time.

My Pain Qualifies Me 553

At an immersion meeting for psychoanalysts, I heard the phrase: “My pain qualifies me,” and immediately, like a lightning bolt, it struck deeply within me and, with the speed of a thought, made complete sense. I was able to perceive it with a clarity that, honestly, I don’t recall ever experiencing before in my entire life. It was so intense that I felt certain I was in the right place, investing in a career that, until not long ago, I couldn’t have imagined myself pursuing even in my dreams. Although this discovery is recent, given the fascination it caused me, perhaps it had been stored in my unconscious all along, likely as a repressed desire, even due to my own prejudice regarding matters of the human mind. Because of unsuccessful past experiences, I had come to doubt the effectiveness of psychotherapy, even considering it at times as a way of making easy money at the expense of others’ suffering. I believed that a person in distress could simply rely on friends and family to vent, share their problems, and relieve tension, while medications prescribed by doctors would do their part. However, upon hearing that my pain qualified me, now, of course, with a different mindset and studying psychoanalysi, I felt as though I was experiencing a kind of gnosis. I know my pain, or rather, my pains, and I fully understand this statement. When we set out to help someone who carries their own pain, we can even through a simple look, convey to the analysand that we understand what they are going through. This phenomenon is what we call countertransference: emotions, feelings, and thoughts that arise in our unconscious in relation to the analysand. These feelings and emotions are developed by the therapist during a therapy session. In that space, we become aware that there are two souls facing each other, one pouring out their thoughts, anxieties, and traumas, and the other offering attentive listening, care, and guidance, helping them find their path and providing tools to manage their struggles and move forward in life as best as possible. And for the therapist who has experienced, or still experiences pain, it also becomes an opportunity for self-analysis, which undoubtedly gives full meaning to the exchange that takes place between two souls standing face to face with their pains.