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L'Europe a finalement choisit Rabat pour l'avenir... 733

L'Union européenne (UE) a adopté fin janvier 2026 une position commune sur la question du Sahara Marocain, par laquelle elle soutient explicitement le plan marocain d'autonomie sous sa souveraineté de ces provinces. L'Union reconnait formellement que la solution marocaine est réaliste et définitive au différend artificiel du Sahara anciennement occupé par l'Espagne, au dépens de l'Empire Chérifien. *Ce ne fut point une surprise au vu de la position déjà actée des grandes puissances européennes. Cependant, ce consensus unanime des 27 États membres marque une avancée diplomatique majeure pour le Royaume Chérifien, impulsée par la dynamique internationale, couronné par la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l'ONU en octobre 2025, qui invite explicitement à des négociations exclusivement sur la base du plan d'autonomie avancé par le Maroc.* Cette position, alignée donc sur celles de nombreux pays européens, manifestées séparément, comme la France, l'Espagne et l'Allemagne, renforce la légitimité internationale du plan marocain. Elle ouvre des perspectives de partenariat stratégique renforcé avec l'Union, notamment en matière économique, via des accords commerciaux accrus, et sécuritaire, dans un contexte de gestion des flux migratoires et de lutte contre le terrorisme menaçant dans la région du Sahel. Pour Rabat, cette reconnaissance consolide l'intégration effective du Sahara au Royaume, actée de facto depuis 1976. Elle accélérera inéluctablement les investissements dans les provinces du Sud du pays, favorisant un développement inclusif inédit dans la région : infrastructures routières, ports de Dakhla Atlantique, énergie renouvelable avec plus de 1 000 MW et des universités modernes. Le Maroc, confiant dans son droit historique et géographique, consolidé par une unanimité nationale à toute épreuve, n'a pas attendu ce soutien pour agir. Depuis près de 20 ans, une stratégie de développement rigoureuse, incluant le Nouveau Modèle de Développement (NMD) a transformé les régions en question, rendant toute autre solution que la souveraineté marocaine obsolète. Chaque jour, l'argumentaire du Royaume a gagné en écho et en crédibilité, sa proposition se révélant juste et logique. L'Europe, à seulement 14 km des côtes marocaines nord, y gagne en cohérence diplomatique et profite de la stabilité nord-africaine incarné par le Royaume Chérifien. La nouvelle résolution facilite ainsi d'importants accords commerciaux tel l'accord de pêche UE-Maroc, prolongé en 2024 malgré des recours loufoques. Le Maroc étant par ailleurs le pivot fiable ayant stoppé plus de 45 000 traversées non réglementaires en 2024, selon Frontex, contrairement aux autres pays de la région. Des opérations extrêmement couteuses pour le Royaume. Les gains européens et la dynamique régionale sont donc ici consolidés. Au-delà, la nouvelle résolution impulse une intégration économique nord-africaine inclusive, à condition que l'Algérie revienne au pragmatisme tant espéré et se mette dans le sens de l'histoire. Rien n'est moins sur pour le moment seulement. Le contexte est que le Maroc émerge comme hub régional performant. Il est aujourd'hui relié à l'Afrique de l'Ouest et au Sahel via son réseau autoroutier et la voix expresse Tiznit Dakhla, le port de Tanger Med, premier d'Afrique et celui de Dakhla de grande profondeur, en phase quasi finale. Ses échanges sont croissants avec la région notamment avec des exportations vers l'Afrique subsaharienne en hausse exponentielle. L'unanimité arabe en faveur de la marocanité des provinces du Sud et l'alignement africain qui tend à se généraliser, sauf quelques exceptions pour des raisons idéologiques ou sous influence à coup de millions de dollars, accélèrent cette dynamique continentale. À l'opposé, l'Algérie s'isole de plus en plus, moquée par un consensus mondial rejetant ses thèses farfelues. Héritière d'un régime militaro-politique d'un autre âge, Alger se nourrit de conflits à basse intensité pour légitimer l'omnipotence d'une armée contestée par un peuple opprimé, étouffé par la répression, comme en attestent les manifestations du Hirak réprimées depuis 2019. Toute velléité au changement est réprimée et étouffé dans l'œuf. L'art d'exporter les crises y a atteint son pic et est désormais à bout de souffle. Les pays du Sahel: Mali, Niger, Burkina Faso critiquent de plus en plus ouvertement les agissements de l'Algérie, perçus comme déstabilisateurs via le soutien au Polisario notamment. Il est prouvé que celui ci entretient plus que des relations avec les organisations terroristes qui pillent dans la région. C'est dans cet environnement que s'inscrit l'intensification de la pression américaine pour un dialogue direct Maroc-Algérie, toujours prôné sans complexe par Rabat. Alger semble peiner à digérer cette débâcle européenne, cumulée à la résolution onusienne et au fait que le Maroc ait été invité par le Président Trump à adhérer au nouveau Conseil de la Paix comme membre fondateur. Les médias algériens, habituellement loquaces et venimeux, gardent un silence assourdissant sinon un communiqué attribué à une organisation sahraoui, sans doute sans existence réelle, qui appelle l'Europe à se conformer à une décision de la Cour Européenne, faute de marge de manœuvre. La neutralité russo-chinoise croissante, le recul de l'Iran dont les gardiens de la révolution et les proxies sont classés organisations terroristes par les États-Unis et maintenant par cette même Europe, affaiblissement drastiquement les thèses algériennes et réduisent ses marges de manœuvre. *Le Polisario, proxy saharien maintenu artificiellement par Alger et soutenu en douce par l'Iran, risque à terme l'effondrement moral et logistique. Ses représentants qui se sont rendu aux USA récemment, pensant être des négociateurs, ont été relégués au rang de "malfrats" pour y avoir subi un interrogatoire musclé notamment sur leur relation avec les gardiens de la révolution d'Iran. Les bérets d'Alger, perdant influence et confrontés à des tensions internes, n'ont en conséquence plus rien à espérer sans alignement sur la communauté internationale.* Fournir gaz et pétrole ne suffit plus pour peser ou s'imposer. Les fluctuations des prix, la très large diversification des fournisseurs et les embargos envisagés contre les récalcitrants, en font une vulnérabilité plutôt qu'un atout. **Alger va devoir le comprendre et vite.** La position européenne sur le Sahara marocain est le dernier clou dans le cercueil du cheval de Troie algérien pour qui sait lire les lignes de force géopolitiques.
Aziz Daouda Aziz Daouda

Aziz Daouda

Directeur Technique et du Développement de la Confédération Africaine d'Athlétisme. Passionné du Maroc, passionné d'Afrique. Concerné par ce qui se passe, formulant mon point de vue quand j'en ai un. Humaniste, j'essaye de l'être, humain je veux l'être. Mon histoire est intimement liée à l'athlétisme marocain et mondial. J'ai eu le privilège de participer à la gloire de mon pays .


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Paradoxical Ramadan: Piety, Irritability, Overconsumption and Slumping Productivity... 791

Every year, Ramadan settles in Morocco as a form of collective breathing space. Daily rhythms change or are inverted, habits are reorganized or fall apart, nights come alive and days slow down. A sacred month par excellence, it is first and foremost a time of fasting, contemplation, piety and solidarity. But it is also, increasingly, a national paradox: intense spiritual fervor coexists with heightened social irritability, massive food waste and a noticeable drop in productivity. Ramadan, as it is prescribed and recommended, is a time of inner discipline. Fasting is not just abstaining from food; it is self‑control, restraint, patience. Religious scholars and schoolteachers insist on the moral dimension of fasting: refraining from anger, insults and injustice. In short, putting aside all forms of deceitfulness. Yet in contemporary Moroccan reality, the holy month sometimes seems to produce the opposite effect. It becomes the month of unjustified social tension. In large cities such as Casablanca, Rabat or Marrakech, if the mornings are relatively calm, late afternoon turns into a critical moment. Traffic is saturated, impatience is palpable, and road altercations become more frequent. Emergency services and police stations traditionally observe an increase in minor conflicts and aggressive behavior at the end of the day. There is also a rise in cases handled by gastro‑enterology and other specialties… People eat too much, and poorly. Fasting, combined with lack of sleep due to long evenings after iftar and waking up for suhoor, among other things, affects physiological balance. Irritability, reduced concentration and chronic fatigue become commonplace. In a country where emotional regulation is already under strain in everyday life, Ramadan acts as an amplifier. This nervousness is by no means a religious inevitability; it is a sociological consequence of how the month is organized, in a way that has gradually drifted away from its original spirit of moderation, self‑mastery and day‑and‑night contemplation. The immediate consequence is a slump in productivity. On the economic front, the impact is tangible. Administrative working hours are reduced, offices empty out in the afternoon without valid reasons, and construction sites run in slow motion. In some sectors, the drop in activity is accepted; in others, it causes structural delays. Ramadan excuses and explains everything. People shift the burden of their disengagement onto the community without the slightest embarrassment. Morocco aspires to accelerate its growth, attract investment and improve its competitiveness. Yet for nearly one month every year, the economy runs in degraded mode. The private sector adapts, but at what cost? The drop in productivity is not only quantitative; it is also qualitative: decisions are postponed, meetings cut short, projects delayed. The public administration and its staff amplify all this. It would be caricatural to place the blame on religion. The problem is not Ramadan; it is the absence of a culture of performance that is compatible with spiritual requirements. Output and accountability ought to be part of the values of the holy month. Another major contradiction is the paradox of food waste. While fasting is supposed to remind us of the hunger of the poorest, iftar tables are overloaded. Multiple soups, an abundance of pastries, redundant dishes. Markets are booming, food spending rises sharply, and a significant part of what is bought ends up in the trash. Wallets empty out and suffer. This phenomenon reveals a cultural transformation that may be surprising: Ramadan has partly become a social and consumerist event. Large retailers post their best figures, advertising intensifies, and TV channels compete with special programming to capture a deliberately captive nocturnal audience. At the start of the month, national channels record more than 70% of total viewership, a share they are far from reaching under normal circumstances, as Moroccans are very fond of foreign channels. The month of frugality paradoxically turns into a month of overconsumption. One can then ask: is this authentic spirituality, or a social ritualization? It would be unfair to reduce Moroccan Ramadan to its excesses. Thousands of solidarity initiatives emerge. Associations, mosques and volunteers distribute meals and aid to the most vulnerable. Families come together, intergenerational ties are strengthened. The mosque regains a vibrant centrality. The issue, therefore, is not to criticize Ramadan, but to question its contemporary practice. Are we faithful to its spirit, or prisoners of cultural habits that distort its meaning? If the holy month becomes synonymous with chronic fatigue, road rage, weakened productivity and waste, then there is a gap between the spiritual principle and its social translation. It is certainly time to advocate for a Ramadan of responsibility. A calm national debate is needed: how can we reconcile spiritual requirements with collective performance? How can we preserve the sacredness of the month while maintaining the efficiency of institutions? How can we turn fasting into a lever for self‑discipline rather than a pretext for slackness? Ramadan could be a laboratory for positive transformation: learning self‑control, optimizing time, rationalizing consumption, structuring solidarity. It could become a month of moral and professional excellence. Morocco, a country of deep religious tradition and clear economic ambition, has every interest in taking up this challenge. Because beyond productivity statistics or scenes of urban irritation, the real question is this: are we turning Ramadan into a simple collective ritual, or into a genuine exercise in inner and social reform? The answer, each year, is played out in the streets, offices and homes, and above all in each person’s conscience. We have a little less than two weeks left to think about it… seriously.